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Apprendre


Publié dans notre magazine n°Apprendre

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Publié dans notre magazine n°112 - novembre & décembre 2015

Sciences par Pablo Servigne

Et si l’agriculture
était une mauvaise idée ?

Il y a quelques millénaires, l’invention de l’agriculture a changé la destinée humaine. Contrairement aux idées reçues, de récents travaux indiquent que l’agriculture des origines n’a pas permis d’augmenter la productivité. Au contraire…


Casas-Rodriguez Collection

Avez-vous déjà imaginé revenir à l’état « sauvage » ? Une vie nomade de chasseur-cueilleur, rythmée par les périodes de fructification des baies et les migrations d’animaux sauvages ? Fini les céréales, produits laitiers et viandes d’élevage !
Quoi ? Vous avez peur des grandes périodes de disette et de famine que subissaient les peuples chasseur-cueilleurs ?
Eh bien, détrompez-vous. Selon une étude publiée en 2014 par quatre anthropologues et écologues britanniques, et contre toute attente, les chasseurs-cueilleurs ont été beaucoup moins sujets à des famines que les populations vivant selon d’autres modes de subsistance (agriculteurs et éleveurs)  [1]. Plus précisément, sur des données historiques recueillies dans 186 régions du monde, les chasseurs-cueilleurs des régions chaudes (sans hiver froid) ont moins souffert de famines que les chasseurs-cueilleurs des régions froides et que les populations sédentaires. Sur ce point-là, il nous faut donc revisiter notre imaginaire… ce qui est très perturbant !

Un grand bond en arrière
Dans la même veine, l’anthropologue californien Samuel Bowles montrait en 2011 que le passage du mode de vie chasseur-cueilleur à l’agriculture (du nomadisme à la sédentarité), il y a 11 millénaires, n’avait pas permis de réaliser un gain de productivité comme on le croit souvent, mais qu’il avait au contraire fait baisser la productivité par personne [2].
Dans cette étude, Bowles, qui savait que les squelettes des premiers agriculteurs étaient plus petits et montraient plus de signes de maladies que les squelettes des nomades, a donc comparé l’alimentation de 5 populations nomades avec 15 populations sédentaires sur la base des rendements énergétiques (l’énergie que l’on récolte en une heure de travail). Et les résultats sont surprenants (...)

=> Lire l’intégralité de cette chronique dans notre magazine.

[1J. C. Berbesque et al., « Hunter-gatherers have less famine than agriculturalists », Biology letters, n° 10, 2014.

[2S. Bowles, « Cultivation of cereals by the first farmers was not more productive than foraging », PNAS, n° 108, p. 4760-4765, 2011.

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