article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3

Prendre le temps


Publié dans notre magazine n°Prendre le temps

Publié dans notre magazine n°Prendre le temps

Publié dans notre magazine n°112 - novembre & décembre 2015

La chronique subjective et complètement à l’ouest de Gérard Manréson
docteur es cynisme à HECC, la Haute école du Café du Commerce

Ecraser les atrocités

Faire la guerre pour remonter dans les sondages ? C’est n’importe quoi ! Mis à part Erdogan en territoire kurde, Hollande au Mali, Bush fils en Irak, Thatcher aux Malouines, Bush père au Panama, Poutine en Tchétchénie, Poutine en Ukraine, Kabila au Kivu, Kagame au Kivu, Nkurunziza au Kivu et quelques dizaines d’autres, cette théorie a du plomb dans l’aile.
Je dirais même plus : qu’elle est inepte ! Il faut bien reconnaître que, la plupart du temps, les dirigeants sont contraints d’intervenir. Ils le font à reculons et leur coeur saigne à cette idée. Ils interviennent uniquement parce que c’est le moyen le plus efficace d’éviter d’autres atrocités. Un exemple ? B ien sûr, je pense notamment à… heu… zut, ça ne me revient plus, mais les exemples sont légion.
Si Michel et Hollande trottinent derrière Cameron pour déverser (de très haut) le feu de l’enfer sur la tête des gens, ce n’est absolument pas parce qu’ils craignent d’être perçus comme des serpillères humides, mais bien sûr pour aider les Syriens à trouver leur pays accueillant. Heureusement que ces trois-là ne cherchent pas à comprendre ce qui se passe entre Bachar, ses opposants, mais aussi Daesh, le Front Al-Nostra et une foultitude d’acteurs dans la région, parce que comprendre c’est hésiter, et hésiter c’est être mou !
Dans ce cas-ci, on devra en plus reconnaître qu’ils ont pris le problème à la source. Et donc, exit les tentes de réfugiés dans les parcs !
Ces interventions militaires sont d’autant plus efficaces qu’elles impliquent des budgets soutenant l’économie circulaire de nos pays. Des avions d’ici, des puces et des logiciels d’ici…
Par contre, financer le Programme alimentaire mondial n’est, au contraire, pas circulaire du tout, puisque ces budgets servent souvent à acheter des aliments sur place.
Heureusement, tout le monde oublie de le financer, ce programme.
En revanche, exporter nos surplus de lait, ça c’est un bel exemple d’économie du futur. Et si en plus elle nous permet d’empêcher les agriculteurs de manifester et de fluidifier le ring de Bruxelles, personne ne s’en plaindra !

15 milliards pour se barricader
Dans le domaine du « circulaire », il n’y a pas que le déclenchement de toutes ces petites frappes, il y a également la sécurisation de nos frontières. Ça, c’est un vrai business : l’Union européenne a dépensé pas moins de 15 milliards d’euros dans ce domaine. La vente des lunettes nocturnes, des barbelés ou des satellites qui sont tombés dans l’escarcelle de l’Agence spatiale européenne, voilà une économie vertueuse et positive ! Qu’y a-t-il, d’ailleurs, de plus circulaire que l’orbite d’un satellite ?
En matière d’accueil des réfugiés, par contre, ce concept économique n’en est qu’à ses balbutiements. Mais cela pourrait rapidement changer. Il suffirait d’appliquer une formule toute simple et objective : I = C x M². Autrement dit : l’Intervention (militaire) = le produit de la Croissance par le carré des besoins de Main-dœuvre. Le résultat ne pouvant être que positif. On est sûr d’intervenir « positivement » et tout est réglé. Alors ? On dit merci qui ?

Gérard Manréson

Autre(s) article(s) sur le même thème :

article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3


Patrick Viveret :
« Choisir d’être heureux est un acte de résistance politique »

Philosophe, essayiste, altermondialiste, politique » Patrick Viveret est un penseur du (...)

Lire la suite

« Dans un chaudron d’humanité »

Lundi matin : « Obéis à ton mari ! » 8 h 30. Quelques personnes attendent devant la porte, chacune (...)

Lire la suite

Mon talk-show
sans Bolloré

A l’Athénée d’Uccle, un copain de classe, devenu un honorable cinéaste, était champion de Belgique (...)

Lire la suite

Manuel Hermia :
Le jazz(man) libertaire

Le saxophoniste Manu Hermia est une pointure du jazz belge, mais aussi un grand voyageur qui (...)

Lire la suite

Livres en partage

Si la lecture est d’abord un acte solitaire, le lecteur aime parfois échanger, partager ses (...)

Lire la suite