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Agir


Publié dans notre magazine n°Agir

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Publié dans notre magazine n°113 - janvier & février 2016

Justice internationale

Criminaliser
les écocides

Aujourd’hui, la destruction systématique de nos écosystèmes (marées noires, déforestations, pollutions massives…) n’est pas reconnue en tant que telle dans le droit international. De plus en plus de voix s’élèvent en faveur d’une cour pénale dédiée aux crimes d’écocide.


D.R.

Début novembre, au Brésil, le village de Bento Rodrigues, dans l’Etat du Minas Gerais, a été littéralement rayé de la carte. Une gigantesque coulée de boue a tout emporté sur son passage suite à la rupture de barrages destinés à retenir des déchets miniers. La boue toxique a poursuivi son chemin jusqu’au fleuve Rio Doce, puis s’est déversée dans l’océan Atlantique.
Plusieurs dizaines de morts et de disparus, des paysages dévastés, une faune et une flore détruites sur des kilomètres entiers et pour très longtemps…
Les effets de cette catastrophe sont bien entendu d’abord locaux, mais leurs proportions sont telles que c’est nous tous, au sein de l’écosystème Terre, qui en subirons les conséquences, victimes d’un véritable écocide.
Ce concept d’écocide est né à l’occasion d’une autre catastrophe survenue entre 1961 et 1971 : l’usage de l’agent orange, cet herbicide utilisé par l’armée des Etats-Unis au Vietnam, qui a détruit un cinquième de la forêt vietnamienne et a eu (et a encore) des effets irréversibles sur la santé des habitants de la région, notamment des cancers et des malformations à la naissance. En 1972, le premier ministre suédois Olof Palme est alors l’un des premiers à parler d’écocide.
Ce mot, qui s’est construit « à partir du préfixe “éco-” – la maison, l’habitat (oikos en grec) – et du suffixe “-cide”, renvoie aux atteinte les plus graves portées à l’environnement, comme l’explique le juriste Laurent Neyret [1], celles qui ont pour effet de tuer (caedo en latin), ou de détruire de manière irréversible ».
Au début des années 90, lors des discussions concernant les statuts de la Cour pénale internationale (CPI), la proposition avait été faite d’inscrire comme (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

[1Des écocrimes à l’écocide (dir.), p. 381.

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