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Prendre le temps


Publié dans notre magazine n°Prendre le temps

Publié dans notre magazine n°Prendre le temps

Publié dans notre magazine n°113 - janvier & février 2016

La semaine de...

Cop21 :
carnet d’une observatrice

Véronique Rigot est chargée de recherche en environnement et développement au CNCD 11.11.11 et coordinatrice de la Plateforme justice climatique. En tant qu’observatrice privilégiée au sein de la délégation belge, elle a suivi de l’intérieur la 21e Conférence sur le climat à Paris. Voici son journal de bord.

« L’accord de Paris sera ce que nous en ferons »

Lundi 30 novembre : « Nous y voilà »
« Nous y voilà ! » : c’est par ces mots que le ministre des Afaires étrangères français Laurent Fabius, qui présidera la Conférence, a ouvert les débats. Ce matin, la Ville de Paris se réveille paralysée par la venue de 150 chefs d’Etat. Ils vont défiler à la tribune pour inaugurer, avec des mots choisis, ce moment dont on parle depuis si longtemps, ce moment historique auquel on travaille depuis 2011 et qui doit mener à la conclusion d’un accord international qu’on prépare, lui, déjà depuis 2007.
Nous y sommes. Enfin presque. C’est la dernière ligne droite, deux semaines qui seront à la fois longues et très courtes. Deux semaines pour entériner le changement qui s’opère par un million de « révolutions tranquilles », comme l’a décrit magnifiquement Bénédicte Manier. Deux semaines pour donner une impulsion nouvelle à la transition énergétique, et plus largement, pour réorienter notre conception du développement. La troisième révolution industrielle, nous la vivons depuis quelques années. La COP21 est une occasion historique de la valider politiquement. Ni plus, ni moins. Avec ou sans cet accord politique, la transition est en marche. Les 800 000 manifestants de par le monde en ont témoigné ce week-end, et nous, représentants des ONG qui avons la chance d’observer le débat politique de l’intérieur, sommes là pour rappeler à nos décideurs politiques qu’il y a des milliards de citoyens à l’extérieur de l’enceinte, et que c’est de leurs conditions de vie qu’il est question.

Mardi 1er décembre : « Rayon de soleil »
Désespoir, déjà. Et espoir. Mon rôle à l’intérieur de l’enceinte  ? Observer, me faufiler dans une salle de négociation, sur un des sous-dossiers hypertechniques en discussion, grappiller une information stratégique, une pièce du puzzle qui permettra, mise à côté de celle de mon homologue indien ou brésilien, de comprendre la position d’un des grands groupes de pays qui négocient, de sentir ce qui se trame, d’identifier les points de blocage. Un travail tout en discrétion coordonné par le Climate Action Network, le réseau international qui réunit 950 ONG et qui suit les négociations environnementales depuis la toute première conférence sur l’environnement en 1972, à Stockholm. A côté de ce travail de fond, il y a des moments où l’on monte au créneau, pour rappeler les attentes des citoyens, pour interpeller.
Tous les soirs, à 18 heures, la tradition veut que le Climate Action Network décerne un prix aux trois pays qui jouent le rôle le moins constructif. Hier soir, à l’inauguration, la Belgique s’illustrait tristement en recevant le « fossile du jour » pour sa politique climatique désastreuse et son manque de vision. Aujourd’hui, c’est un « Ray of the Day », un rayon de soleil, qui a été attribué au groupe des pays vulnérables, le Climate Vulnerable Forum. En effet, ces 43 pays se sont engagés à ne plus dépendre des énergies fossiles d’ici 2050. Un symbole d’espoir. Les plus vulnérables sont aussi les plus pauvres, et ils s’engagent, quelle excuse ont encore les plus riches ?

Mercredi 2 : nourrir le corps et l’esprit
C’est aujourd’hui le « Divestment Day ». La COP, c’est aussi l’occasion de se nourrir, chose particulièrement importante si l’on veut tenir la durée de cette conférence. Importante pour l’énergie, car c’est notre carburant humain, et aussi pour le moral. Cette année, les bâtiments sont équipés d’espaces de restauration à l’offre plutôt variée. Mais c’est aussi l’occasion de se nourrir intellectuellement, et de reprendre de l’énergie pour mener les grands changements de société. La journée du désinvestissement, c’est le moment de faire (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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