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Apprendre


Publié dans notre magazine n°Apprendre

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Publié dans notre magazine n°114 - mars & avril 2016

Du Nord au Sud.
Et à l’envers

Accord de Paris
Un traité imparfait, mais inespéré


cc Mark Dixon

L’accord signé à Paris est largement insuffisant, mais il a l’immense mérite de relancer la lutte contre les changements climatiques à l’échelle de la planète. Bilan d’un traité qui sera officiellement ratifié en avril prochain.

« Aux plans politique et diplomatique, relève Noé Lecocq, conseiller énergie et climat à Inter- Environnement Wallonie, l’accord de Paris est un miracle, et le terme n’est pas trop fort. Il lie 195 pays ayant des intérêts aussi divergents que l’Arabie saoudite, les petites îles du Pacifique, la Chine ou les Etats-Unis. »
Un « miracle » qu’il faut toutefois relativiser : « Cet accord aurait été un vrai succès, s’il avait été obtenu 20 ans plus tôt », tempère l’expert d’IEW.
Car désormais le temps presse si l’on veut limiter les changements climatiques. Le texte de Paris vise à maintenir la hausse de la température moyenne mondiale en dessous des 2 degrés, et à « se rapprocher le plus possible d’1,5 degré ». Or, le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, spécifiquement créé par l’ONU) estime qu’au rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre, la communauté internationale dispose de 20 ans seulement pour ramener à zéro ses dégagements de carbone1. « Et si l’on veut rester sous les 1,5 degrés, poursuit Noé Lecocq, il ne reste que 5 ans, alors que l’accord de Paris prendra pleinement ses effets en 2020. »
Les Etats s’engagent par ailleurs à réduire leurs émissions sur une base volontaire. Finies les injonctions du protocole de Kyoto qui assignait des objectifs chiffrés et contraignants, désormais les pays déterminent eux-mêmes ce qu’ils peuvent faire.

Capture et séquestration du carbone
« L’addition des engagements pris à Paris, ajoute Noé Lecocq, donne une trajectoire climatique qui conduit à un réchauffement de 3 degrés. C’est toujours mieux que les 4 à 6 degrés qui nous attendent si rien n’est fait. Mais il faudra renforcer les engagements pour respecter l’objectif de l’accord. »
« Les Etats ne peuvent pas arrêter du jour au lendemain leurs émissions de carbone, rappelle Etienne Hannon, enseignant à l’ULB et conseiller au SPF Santé publique (service des changements climatiques), et il est malheureusement très probable que l’on dépassera légèrement les objectifs d’émissions, ce que l’on qualifie dans le jargon d’over shoot.
Cela implique qu’il faudra (...)

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Des barrages si peu durables


cc Frank Kehren

Environ 800 000 barrages, dont 52 000 de grande envergure, ont été construits à travers le monde. C’est une source d’énergie renouvelable indéniable, mais qui n’est pas toujours aussi verte qu’on l’imagine. Pharaoniques, ces ouvrages noient des forêts entières, perturbent les ressources biologiques des cours d’eau et provoquent parfois des dégagements importants de gaz à effet de serre.

Quels sont les atouts de l’électricité d’origine hydraulique ?
A l’échelle mondiale, 16 % de l’électricité sont d’origine hydraulique. Ils sont produits pour moitié par quatre pays, la Chine, le Brésil, le Canada et les États-Unis. Le 20e siècle fut celui des grands travaux : 800 000 barrages, dont 52 000 de grande envergure, furent érigés pour éclairer les foyers, alimenter l’industrie et fournir de l’eau pour l’irrigation. Ce début de 21e siècle est celui des travaux pharaoniques. Le barrage chinois des Trois-Gorges, le plus important au monde, est entré en pleine production en 2009.
Cette année, le barrage de Belo Monte, le troisième au monde, construit dans l’État amazonien du Parà au Brésil, sera mis en service.
« Avec leur retenue, les barrages permettent une production électrique très réactive, souligne Bernard Chocat, professeur émérite à l’école d’ingénieurs de Lyon (l’INSA). On ouvre les vannes et la production est immédiate. Alors qu’avec une centrale thermique, le délai est de plusieurs heures, et de plusieurs jours pour le nucléaire. »
Les barrages construits avec une double retenue permettent également (...)

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