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Publié dans notre magazine n°Apprendre

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Publié dans notre magazine n°114 - mars & avril 2016

Sciences par Pablo Servigne

Ecologie urbaine

Si les écologues ne s’intéressaient qu’aux écosystèmes « vierges », ils n’auraient déjà plus de boulot. Ces dernières années, beaucoup d’entre eux se sont tournés vers la ville, un vaste et passionnant champ d’étude…


cc tdlucas5000

Quand on parle de la ville, on commence toujours par un chiffre, qui plante le décor : en 1950, un tiers des humains vivaient en zone urbaine. Aujourd’hui, c’est la moitié.
Dans son livre Triumph of the City [1], l’économiste Edward Glaeser a montré que l’urbanisation d’une région était étroitement liée à son développement économique : la ville a rendu l’humanité plus prospère, plus intelligente, plus connectée et plus productive.
Par contre, elle a aussi apporté de la criminalité et des maladies contagieuses [2]. La vie urbaine accroît également les risques de dépression, d’anxiété et de schizophrénie, à cause des situations de stress permanent, de solitude et d’insécurité qu’elle génère [3].
Une équipe allemande et canadienne a ainsi constaté que le cerveau des citadins et celui des personnes qui ont grandi dans les villes est différent de ceux des paisibles habitants des campagnes : ils réagissent plus intensément aux situations de stress, ce qui augmente le risque de maladies psychiatriques [4].
La ville change donc profondément la vie des humains et son écologie.
Vue du haut d’un immeuble, une ville pourrait être perçue comme un amas de béton, de verre, de canalisations et de bitume sur lequel se déplacent des cages en métal. Ce qui n’est pas tout à fait vrai. Par exemple, une grande ville comme Boston (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

[1E . Glaeser, Triumph of the City, Penguin Books, 2012.

[2E . Glaeser, « Cities, productivity, and quality of life ». Science, n° 333, p. 592-594, 2011.

[3A . Abbott, « Stress and the city : Urban decay », Nature, n° 490. p. 162-164, 2012.

[4F. Lederbogen, et al., « City living and urban upbringing affect neural social stress processing in humans », Nature, n° 474, p. 498-501, 2011.

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