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Agir


Publié dans notre magazine n°Agir

Publié dans notre magazine n°Agir

Publié dans notre magazine n°114 - mars & avril 2016

Des femmes, une cause

Sarayaku :
la forêt vivante

La petite communauté équatorienne de Sarayaku est venue rappeler à l’Occident la volonté des peuples d’Amazonie de vivre selon leurs valeurs, dans le respect de la nature. Une forêt aujourd’hui menacée par l’industrie pétrolière et le réchauffement climatique.


Photo : Fred Herion/Collectif Krasnyi

Ester et Laeticia Santi, Cindy Vargas et Narcisa Gualinga viennent de Sarayaku, une communauté de 1 200 habitants, installée sur un territoire de 135 000 hectares le long du fleuve Bononaza, au coeur de l’Amazonie équatorienne. Accompagnées de Sabine Bouchat, une agronome verviétoise qui vit depuis 25 ans en Equateur, elles ont réalisé récemment une tournée européenne afin d’alerter l’opinion sur leur situation. « Nous devons sans cesse nous battre pour défendre nos droits, y compris auprès de notre propre gouvernement !, s’indigne Narcisa Gualinga, 72 ans, qui participe au conseil des sages de Sarayaku. En tant que peuples indigènes, nous sommes théoriquement protégés par la législation. Nous sommes par ailleurs propriétaires de nos terres depuis 1992. Et la nature avec laquelle nous vivons en harmonie est protégée par la Constitution. Malgré tout cela, le respect de notre intégrité et de notre territoire ne va pas de soi. »

La Déclaration de Kawsay Sacha
Pour le malheur des habitants de la forêt, le sous-sol de l’Amazonie regorge de pétrole, ce qui aiguise bien des appétits et contraint les communautés locales à croiser régulièrement le fer avec les compagnies pétrolières.
« Toute l’Amazonie a été découpée en concessions, poursuit la vieille dame. Sarayaku est installé sur le bloc 10 que le gouvernement a concédé à la compagnie italienne Agip. Depuis 30 ans, nous devons régulièrement repousser des équipes de prospecteurs venus déterminer l’emplacement des nappes de pétrole. Pour nous, il est vital d’empêcher les forages, car l’expérience a montré qu’ils sont fatals pour les communautés vivant à proximité. Les Tétés, par exemple, un peuple du nord de l’Amazonie, ont complètement disparu. »
Il y a une vingtaine d’années, Sarayaku a dû affronter les intrusions répétées et particulièrement intimidantes de prospecteurs qui se présentaient accompagnés de militaires en armes. Des familles volontaires se sont alors installées (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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