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Prendre le temps


Publié dans notre magazine n°Prendre le temps

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Publié dans notre magazine n°114 - mars & avril 2016

Culture

Street art,
les murs ont la parole

Ici, ils dénoncent l’emprise de la pub dans l’espace public. Là, ils font passer un message politique ou tentent de sensibiliser les passants à une cause. Plus loin, ils servent de supports visuels à une contestation. Désormais, les graffitis et le street art sont partout. Mais jusqu’où sont-ils réellement politiques ?


gigi ibrahim

Des pochoirs de l’artiste Banksy sur les murs de Calais [1] aux dessins recouvrant ceux de Tunisie et d’Egypte lors du Printemps arabe, en passant par un simple tag laissé sur la maison du voisin, les rues peuvent devenir des espaces de revendication, de débat et de remise en cause de l’ordre établi. Certes, les œuvres d’artistes issus du street art sont de plus en plus utilisées par des pouvoirs publics désireux d’améliorer l’image de leur ville. Elles sont par ailleurs vendues dans des galeries ou exposées dans des musées. L’institutionnalisation (partielle) de ces pratiques aurait donc tendance à nous faire oublier leur dimension politique.

Une longue histoire
Les origines du graffiti remonteraient à la Rome antique – voire à la préhistoire –, mais « les fonts baptismaux théoriques du street art en Europe – même si le terme n’est alors pas encore utilisé – remonte au situationniste Guy Debord, figure tutélaire de Mai 68 », rappelle Christophe Genin, professeur de philosophie de l’art et de la culture à Paris I Sorbonne.
Les affiches, les pochoirs qui fleurissaient en 1968 alliaient à la fois recherche esthétique et quête d’efficacité politique. Une double dimension que maintiendront ensuite les anarchistes, les communistes ou les altermondialistes.
De grands événements politiques comme les G8 ou G20 sont discutés, contestés, commentés dans les rues, sur les murs, à coup d’images choc ou poétiques. Toutefois, « si les artistes ont aujourd’hui encore une conscience politique individuelle, ils ne se situent plus forcément dans un mouvement global », ajoute le philosophe de l’art.
Aux Etats-Unis, l’histoire politique n’est pas la même – l’histoire du street art non plus : là, ce sont les minorités, souvent noires, qui revendiquent une reconnaissance en taguant les murs et les trains de leur nom. « Les premiers graffitis dans les années 60 sont très pauvres esthétiquement, poursuit Christophe Genin. Le regard critique des artistes sur leur propre travail est cependant arrivé rapidement, lié aux joutes organisées entre groupes. »
Peu à peu, la recherche du beau lettrage et de la calligraphie originale vont s’imposer. « Mais une fois que le marché de l’art les a reconnus, les revendications politiques ont (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

[1Artiste britannique, c’est l’un des plus connus parmi les street artists d’aujourd’hui. Adepte du pochoir, il intervient régulièrement dans des lieux symboliques avec des images fortes – par exemple à Calais dernièrement, pour dénoncer le traitement infligé aux réfugiés. banksy.co.uk.

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