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La santé des Belges face au dérèglement climatique

Réalité aujourd’hui incontestée, l’augmentation effrénée des activités humaines, qui nécessitent toujours plus de combustion d’énergies fossiles pour satisfaire nos « besoins », entraîne un dérèglement progressif des phénomènes climatiques.
En Belgique comme partout dans le monde, ce dérèglement n’est pas sans effet sur la santé humaine : maladies respiratoires et cardio-vasculaires, allergies, asthme et autres maladies vectorielles et bactériennes accusent une croissance certaine et touchent les Belges de plein fouet dans ce qui leur est le plus cher : la santé.

Le réchauffement climatique est bel et bien en marche en Belgique. Claire Collin, Expert au sein du Service « Changement climatique » du SPF santé publique, sécurité de la chaîne alimentaire et environnement, est formelle sur ce point. C’est d’ailleurs ce que tendent à prouver les données statistiques établies par l’Institut Royal Météorologique (IRM). La température annuelle moyenne croît en Belgique de manière significative depuis la fin du XIXe siècle et affiche, ces dernières années, une hausse constante de +0,4 °C par décennie.

En ce qui concerne les vagues de froid, l’IRM indique que le nombre annuel de jours durant lesquels la température minimale est négative a tendance à baisser.

« Si nous vivions aujourd’hui sous le climat attendu pour 2050, le coût total des impacts “monétarisables” serait de l’ordre de 0,65% du PIB 2012 pour une augmentation moyenne de la température de 1,9°C », estime l’Institut de conseil et d’études en développement durable, dans un rapport réalisé à la demande de la Région wallonne.

Mais l’on n’en restera pas là. Toutes les projections climatiques construites pour le territoire belge montrent en effet que la température annuelle moyenne va continuer à augmenter (de +1,3°C à +2,8°C d’ici 2050) et que cette augmentation concernera toutes les saisons (de +1,5°C à +4,4°C en hiver et de +2,4°C à +7,2°C en été d’ici 2100). Par contre, le nombre de jours de neige a tendance à diminuer.

Autre effet qui ne passera pas inaperçu : les canicules sont annoncées comme plus fréquentes en été, entraînant de plus faibles débits des rivières (diminution de plus de 50% d’ici la fin du 21e siècle) et donc des risques de pénurie d’eau.

Singing in the rain ? Pas pour tout le monde !

La Belgique enregistre également une augmentation lente mais significative des quantités moyennes annuelles de précipitations, toutes saisons confondues, à hauteur de 5 mm par décennie [1].

En outre, les projections climatiques construites pour le territoire belge prévoient un renforcement de la saisonnalité des précipitations. Claire Collin résume bien la perspective : « La Belgique connaîtra des étés plus secs (jusqu’à -25% de précipitations en 2100) mais aussi des orages plus fréquents et assortis d’averses intenses. En hiver, c’est à une augmentation globale des précipitations qu’il faudra se préparer (jusqu’à +22% en 2100), avec des épisodes de pluies abondantes et des risques d’inondations plus fréquentes. ». La méthode de prévision météorologique fondée sur l e comportement des grenouilles, devenue obsolète, est donc à ranger au placard.

Si l’Hirondelle ne fera peut-être plus le printemps, le chameau, lui, continuera à faire le désert. Compte tenu de la plus grande sécheresse des étés, cette évolution du climat amènera une baisse importante du niveau des cours d’eau en été. L’étiage - période pendant laquelle les cours d’eau sont à leur niveau le plus bas - durera plus longtemps et interviendra dès le mois d’août pour se prolonger parfois longuement.

Toutes les expertises l’attestent : cette situation aura des impacts relativement importants en termes d’alimentation des nappes aquifères et de quantité et de qualité des eaux de consommation. Des études menées sur différents bassins hydrographiques du pays ont en outre conclu à une augmentation du risque d’inondations à l’horizon 2100 pour tous les bassins étudiés.

« Les changements climatiques vont amplifier les risques existants et créer de nouveaux risques pour les systèmes naturels et humains. Les risques sont inégalement répartis et sont généralement plus élevés pour les personnes et les communautés défavorisées et ce quel que soit le niveau de développement des pays. On s’attend à ce que, au cours du 21ème siècle, les changements climatiques exercent un impact négatif sur la sécurité alimentaire, la santé, la biodiversité, la croissance économique et la réduction de la pauvreté. Ils devraient également augmenter les déplacements de personnes ».

La préoccupation que suscitent ces constats est bien réelle. D’autant plus qu’ils touchent les populations au cœur de leur quotidien.

Si le dérèglement climatique emporte d’ores et déjà des effets relativement spectaculaires sur la santé des populations dans les pays en développement, il ne faut pour autant pas sous-estimer les pathologies auxquelles les Belges ont / auront à faire face. Petit tour du thermomètre ...


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Polluer moins ... pour respirer mieux

Pour le Dr Catherine Mercenier, pneumo- allergologue à la clinique Sainte-Elisabeth de Namur, « la pollution atmosphérique et la hausse des températures induisent indéniablement une augmentation inquiétante des pathologies de type allergies et maladies respiratoires. Plusieurs facteurs expliquent cette augmentation.
Tout d’abord, la pollution croissante s’additionne aux pics de chaleur dus au réchauffement climatique ; les effets se cumulent donc pour amplifier les phénomènes pathologiques existants.
Ensuite, qui dit réchauffement climatique dit allongement de la durée de pollinisation et donc des concentrations plus élevées de pollen dans l’air pendant la haute saison. Ces concentrations sont d’autant plus élevées qu’elles sont de moins en moins rabattues au sol en raison de la raréfaction des pluies au moment de la dispersion du pollen, ce qui entraîne le maintien des pollens à hauteur des couches bronchiques. La hausse de température favorise donc la durée et l’intensité des phénomènes allergiques, et ce depuis plusieurs décennies.
Enfin, le rôle des particules fines, notamment issues des moteurs diesel, est extrêmement préoccupant. Comme d’autres polluants, elles seraient capables de fragmenter les pollens, d’en modifier la structure et d’ainsi en augmenter le potentiel allergisant. Les pollens, en devenant plus petits, seraient donc plus invasifs dans l’arbre bronchique. ».

Une hypothèse scientifique a en effet été développée selon laquelle le pollen représenterait un risque d’allergie plus élevé en présence de pollution qu’en absence de pollution. Le fait est que de plus en plus de personnes deviennent allergiques et que de plus en plus d’allergies développent des terrains asthmatiques.

Les particules fines en suspension dans l’air, capables de pénétrer profondément dans l’appareil respiratoire, peuvent aussi favoriser davantage de cancers du poumon et certaines maladies cardiovasculaires, poursuit le Dr Mercenier, mais aussi "exacerber" ou provoquer des maladies respiratoires.

En outre, la dangerosité de ces particules est aussi fonction des éléments toxiques qu’elles véhiculent (plomb, mercure, pesticides, dioxine, ...) et de leur diffusion dans l’organisme.

Si les allergies et l’asthme se trouvent être des phénomènes aux origines et aux explications multiples et complexes, il est communément admis que le dioxyde d’azote (NO2) et les particules fines (PM10 et PM 2,5), essentiellement issus des activités industrielles et du trafic routier, sont responsables de leur augmentation néfaste. L’exposition à la pollution atmosphérique tout au long de l’année s’avère d’ailleurs plus toxique que les pics de pollution.

Pour la pneumo-allergologue, « les hivers doux provoquent aussi en automne un pic de reproduction plus important des acariens dans les maisons. ».

Une chose est certaine : les maladies de nature allergique et l’asthme augmentent. Plusieurs études tendent à le démontrer depuis une dizaine d’années, et mes patients me le confirment tous les jours. Il est clair que la Belgique court à la catastrophe si aucune action drastique n’est prise.

Les dernières statistiques évoquent en effet la proportion de 20 % de personnes allergiques en Belgique, dont la moitié développe des symptômes asthmatiques. A l’exception des processus de désensibilisation, tous les traitements sont remboursés par la sécurité sociale, même si, aux dires du Dr Mercenier, l’INAMI se plaint auprès des médecins de prescrire trop d’examens et de médicaments.

Les conséquences économiques des phénomènes allergiques - dont et allant jusqu’à l’asthme - et l’impact sur la qualité de vie sont très importantes. En 1992 déjà, 770.809 jours d’hospitalisation pour asthme avaient été dénombrés dans l’ensemble de la population belge. Et la même année, il avait été estimé que l’asthme coûtait environ 500 milliards de francs belges par an.

Sans surprise, le rôle des particules fines est édifiant. L’étude « Villes et pollutions » menée en 2008 par le NEHAP (Plan National d’Action Environnement Santé belge) a permis de mettre en évidence l’impact des PM10 dans trois villes (Bruxelles, Liège et Anvers) pour le court terme (40 jours) et le long terme. Les résultats en sont accablants : à long terme, si la quantité de PM10 était ramenée à 20 microgrammes par mètre cube, pas moins de 1079 décès prématurés pourraient être évités chaque année.

Selon l’Agence wallonne de l’air et du climat, en Belgique, 13 000 décès prématurés par an, dont 24 enfants, ont été causés par les PM2,5 en 2000.
7,3 % de la mortalité totale à Liège en 2004 sont attribuables à l’exposition chronique aux concentrations en PM10 supérieures à 20 µg/m³.
En 2000 en Belgique, les décès dus aux PM2,5 étaient estimés à 13,6 mois (résultat le plus élevé de l’Union des 15).

La hausse de température favorise également le développement de certaines plantes allergisantes (et invasives). C’est le cas, par exemple, de l’ambroisie, dont l’étude Atopica, publiée dans Nature Climate Change, annonce que les concentrations de pollen pourraient quadrupler en Europe d’ici à 2050.

A l’ombre ... des chaleurs meurtrières

L’ozone, lorsqu’il est présent dans l’air ambiant, est particulièrement toxique alors qu’il constitue une couche protectrice bénéfique lorsqu’il reste concentré dans les couches supérieures de l’atmosphère.

Une augmentation de la fréquence et de l’intensité des vagues de chaleur, en provoquant une plus grande concentration d’ozone en été, risque de générer et d’aggraver les affections cardiaques, vasculaires et/ou pulmonaires, en particulier auprès des publics vulnérables (jeunes enfants et personnes âgées). Risque en outre accru compte tenu du vieillissement de la population. Inversément, la baisse hivernale du nombre de jours très froids diminue la mortalité d’origine cardio-vasculaire

Entre étés indiens et étés meurtriers, tous les pics de chaleurs sont aussi potentiellement à risque en raison des déshydratations qu’ils provoquent. Chaque canicule engendre son lot de décès prématurés, essentiellement parmi les personnes âgées, les jeunes enfants et les personnes déjà affaiblies.

La canicule de l’été 2003 a ainsi causé en Belgique une surmortalité de près de 1.300 personnes de 65 ans et plus. Or, les étés comme celui de 2003 pourraient devenir la norme avant la fin du siècle. Et, selon le projet européen « Climate Trap », l’augmentation de l’ozone dans notre atmosphère devrait accroître de 10 à 14 % le taux de mortalité en Belgique d’ici à 2070. D’ailleurs, la vague de chaleur au début juillet 2015, observée partout en Europe occidentale, a déjà amené la Belgique à connaître un taux de mortalité accru de 26%.

Il est permis de s’attendre également à une augmentation du nombre de cancers de la peau dus à l’augmentation de l’exposition au soleil.


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Des vecteurs pathogènes ... plus nombreux

L’allongement des saisons, les précipitations, l’humidité et la hausse des températures peuvent augmenter la distribution et les chances de survie de certains insectes vecteurs de pathologies plus ou moins invalidantes.

C’est le cas, bien connu en Belgique, des tiques potentiellement vecteurs de la maladie de Lyme. Le nombre de cas diagnostiqués par an est passé de 42 en 1991 à 722 en 2003. Des chercheurs suédois ont montré que la progression des tiques, vecteurs de cette maladie, était corrélée à l’augmentation des minima journaliers de température. Et l’OMS ne dit pas autre chose : la diminution des périodes de grand gel permet aux tiques de survivre davantage aux hivers et, partant, de se multiplier sur une plus longue période. Cette maladie est à l’heure actuelle en pleine expansion dans nos contrées, en Europe centrale et dans les Etats baltes. Or, la maladie de Lyme peut entraîner de graves complications pour les systèmes neurologique, cardiaque et/ou articulaire.

Des micro-organismes hostiles ... plus fréquents

Les températures élevées et la réduction des débits fluviaux en été, en dégradant la qualité de l’eau, peuvent enfin favoriser la prolifération de certains micro-organismes et augmenter le risque de contaminations bactériennes et chimiques. Les maladies infectieuses sensibles à la température, telles que les infections d’origine alimentaire (Salmonella sp. et autres.), sont ainsi susceptibles d’augmenter.

Inversement, les fortes précipitations peuvent engendrer la mobilisation d’agents pathogènes ou une contamination de l’eau de débordement des égouts.

Et demain ... ?

La conclusion du Dr Mercenier est sans appel : « il est évident qu’au vu de la situation et des projections annoncées, des mesures radicales doivent être prises sans délais pour réduire la pollution et les effets du réchauffement climatique. Ce qu’il faut faire ? Au niveau individuel, chacun doit accepter de modifier ses habitudes pour réduire ses émissions de polluants dans l’atmosphère. Et arrêter de tomber dans le piège de la sur-consommation frénétique, toujours plus gourmande en énergies fossiles. Mais l’action doit aussi venir des pouvoirs publics, qui ne semblent pas prêts à saisir la mesure des problèmes sanitaires et des coûts qu’engendrent la pollution et le dérèglement climatique. Il conviendrait aussi de prôner la cessation tabagique et de favoriser toutes les initiatives individuelles. Tout est finalement question d’éducation. ».

Au-delà des coûts directs que le dérèglement climatique génère au quotidien en termes de santé, les coûts indirects sont loin, très loin, d’être négligeables : coûts pour la sécurité sociale, absentéisme scolaire et professionnel, répercussions psychologiques, ... autant d’impacts difficilement mesurables mais ô combien importants au regard de la société qui devra les supporter.

Citoyens, associations, communes, provinces, régions et Etat fédéral ont donc leur responsabilité à assumer dans une bataille qu’il n’est pas envisageable de perdre : celle de la sécurité climatique et de la santé publique qui en dépend. Car la santé n’a de prix que celui que l’on y accorde et des choix que l’on est prêt à y consentir.

Pour y arriver, un seul moyen : réduire les émissions de gaz à effet de serre et la pollution atmosphérique.

Or, l’accord climatique belge, obtenu à l’arraché en décembre 2015 par les 4 ministres de l’environnement (Burden sharing) dans le contexte de la COP 21 à Paris, semble pourtant ne réjouir que ses seuls signataires. L’autorité fédérale et les trois entités fédérées s’y sont engagées à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre pour la période 2013 - 2020 selon une trajectoire linéaire. L’engagement belge consiste également à atteindre un niveau de 13% d’énergie renouvelable dans la consommation finale d’énergie brute en Belgique d’ici 2020. Reste à définir et mettre en œuvre les mesures concrètes pour atteindre ces intentions.

Sera-ce suffisant ? Rien n’est moins sûr. C’est en tout cas l’avis du secteur associatif, unanime pour dénoncer un accord sans ambition. « La Belgique a agi comme un élève désintéressé qui remet un travail uniquement parce qu’il a été sommé de le faire. Nos ministres se sont rendus ridicules au niveau international : il leur a fallu des années pour finalement accoucher d’un accord climatique qu’on ne peut que qualifier de faible », a commenté Juliette Boulet, chargée de campagne Climat à Greenpeace Belgique.

« Certains prédisent la pluie, d’autres se contentent d’être mouillés », disait Henry Miller. A la lumière de ce qui précède, force est de constater que ceux-ci porteront à tout jamais des parapluies et des chapeaux, mais que ceux-là sauront au moins pourquoi il pleut.

Malgré ou grâce à l’état des lieux interpellant ci- dessus - à la limite entre reportage et plaidoirie -, l’approche du dérèglement climatique par le biais de la santé sera peut-être de nature à induire la transition vers une société résiliente et durable. Vous avez dit Belgique bas carbone ?

Colette Berger (st.)

Pour en savoir + :
Climat.be, le site fédéral belge pour une information fiable sur les changements climatiques.
➢ Site web de l’IRM.
➢ IRM, Rapport annuel 2014.
Awac.be, le site de l’Agence wallonne de l’air et du climat.
Impacts des changements climatiques en Belgique, Philippe Marbais et Jean-Pascal Van Ypersele (sous la direction de), Greenpeace, Bruxelles, 2004, 44p.
L’identification et l’évaluation des coûts de l’inaction face au changement climatique en Wallonie, Partie 1 – Les coûts de l’inaction, Rapport final – mars 2014, pour le compte de la DGO4, Departement de l’Energie et du Bâtiment durable et Agence wallonne de l’air et du climat (AWAC).
Tableau de bord de la santé en Wallonie, Chapitre VI « Santé et Environnement », Service public de Wallonie, DGO5, 2009.

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