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Apprendre


Publié dans notre magazine n°Apprendre

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Publié dans notre magazine n°115 - mai & juin 2016

Dossier

Dossier : de si profitables migrants

Stephen Ryan /IFRC

Depuis les centres d’accueil gérés pour la première fois en Belgique par des sociétés privées jusqu’aux frontières cadenassées à grand renfort de technologie de pointe, la politique européenne de contrôle des migrations coûte à nos Etats, mais rapporte aussi beaucoup à toute une série d’entreprises. Imagine fait le point sur ce business florissant. Et démonte les clichés concernant l’impact de l’asile sur nos finances publiques.

L’été dernier, face à l’augmentation du nombre de demandeurs d’asile arrivant en Belgique, le secrétaire d’Etat Théo Francken (N-VA) a lancé un appel à candidatures : « Le 7 juillet 2015, le Comité de direction de Fedasil a décidé de recourir à la sous-traitance en vue d’obtenir la capacité d’accueil supplémentaire nécessaire à l’Agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile. » Un marché public comme les autres ? Pas vraiment : pour la première fois, en effet, des entreprises privées allaient être missionnées pour une tâche qui, jusqu’ici, était entièrement assumée par l’Etat et les ONG. Désormais, l’accueil de personnes en demande d’asile devient donc un marché à part entière en Belgique, avec des bénéfices possibles à la clé pour différentes sociétés privées.
Chez Fedasil, on insiste sur l’aspect temporaire de la mesure : ces contrats sont d’une durée d’un an, renouvelables trois fois. Elle est prise « pour répondre à l’urgence ». Mais les associations spécialisées, elles, s’alarment. « Ouvrir un centre d’accueil en étant pressé par le temps, c’est déjà difficile, rappelle Jessica Blommaert, chargée des questions d’asile et de protection au Ciré (Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers), mais si pour des associations ou des ONG l’accompagnement de qualité est l’objectif premier, pour une société privée il est d’abord de calculer son rapport coût-bénéfice et de se faire de l’argent. Or, les personnes qui arrivent dans ces centres sont parfois traumatisées. Elles ont particulièrement besoin d’un accompagnement. Sera-t-il suffisant ? »
« Nous sommes en droit d’être inquiets, ajoute pour sa part Alexis Deswaef, avocat et président de la Ligue des droits de l’homme. Est-ce que les moyens nécessaires vont être consacrés aux activités de formation, à l’accompagnement social, au droit à la culture ? Est-ce qu’un privé va diminuer sa marge bénéficiaire pour apporter tout cela aux demandeurs d’asile ? »
Pour le gouvernement fédéral, le recours au privé permet de « faire face à l’urgence  » – la Belgique étant légalement tenue par l’Union européenne d’accueillir les demandeurs d’asile qui se présentent sur son territoire. Cette mesure, se félicite l’exécutif, a permis (...)

=> Lire l’intégralité de ce dossier de 12 pages dans notre magazine.

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