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Apprendre


Publié dans notre magazine n°Apprendre

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Publié dans notre magazine n°115 - mai & juin 2016

Sciences par Pablo Servigne

Besoin de vitamine G

La perte des liens que nous entretenons avec la « nature » n’est pas qu’une question philosophique, c’est aussi une question de santé. Vivre « hors-sol » rend malade… et fou !


Vince Pal

Il m’arrive souvent d’avouer, avec un brin de franchise et un soupçon de regret, que j’ai été éduqué « hors-sol » : banlieue, bitume, béton, bagnole, bouquins. Sans oublier la télévision en rentrant de l’école, Internet omniprésent, les activités sportives à l’intérieur, et surtout l’immanquable saturation de l’agenda…
Comment trouver la force de s’extirper de ce monde artificiel pour aller flâner dans un îlot sauvage ? Où sont-ils, d’ailleurs, ces îlots ?
Et vous ? Savez-vous nommer les plantes qui poussent sur votre trottoir, ou dire quand aura lieu la prochaine phase de lune descendante ? Pouvez-vous localiser cinq espèces de champignons qui vivent dans votre quartier ? Quelles espèces d’oiseaux migrateurs avez-vous déjà vus cette année ? À quand remonte la dernière fois où vous avez parlé à un arbre ? Dormi à la belle étoile ? Pris un insecte dans votre main ? Plongé votre corps dans une eau non chlorée ?
Si, comme moi, vous ne savez pas répondre à la plupart de ces questions, vous vivez peut-être ce que l’écologue et écrivain Robert M. Pyle nomma en 1993 « l’extinction de l’expérience  », ou la perte des liens avec le monde vivant. De moins en moins de personnes ont des contacts directs, quotidiens, avec la nature, c’est-à-dire avec les écosystèmes (forêts, prairies, déserts…) et les êtres vivants qui les habitent [1]. Étrangement, même si ce phénomène semble essentiel pour saisir la folie de notre époque, il ne fait l’objet que de relativement peu d’études. Voici un bref aperçu de ce que nous savons.

Le syndrome de l’abandon
Le contact direct avec les éléments naturels est indispensable pour développer une intimité émotionnelle avec la nature. S’en priver provoque ce que le journaliste Richard Louv, dans son best-seller Last child in the woods [2], appelle les « troubles de déficit de nature ». Il y a d’abord les troubles (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

[1Pour plus de facilité et de cohérence, certains scientifiques et philosophes parlent désormais d’« êtres vivants non-humains », incluant ainsi les plantes, les animaux, les champignons, les protistes et les bactéries.

[2R. Louv, Last child in the wood. Saving our children from nature-deficit disorder, Atlantic Books, 2005 (non traduit à ce jour).

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