article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3

Prendre le temps


Publié dans notre magazine n°Prendre le temps

Publié dans notre magazine n°Prendre le temps

Publié dans notre magazine n°Prendre le temps

Publié dans notre magazine n°115 - mai & juin 2016

Frédéric Lenoir
« Le bonheur,
c’est contagieux »

Philosophe, sociologue, historien des religions et auteur de livres à succès, Frédéric Lenoir propose, dans son dernier opus, une « sagesse de la joie ». En ces temps de spleen collectif, et aux antipodes du bonheur factice et de notre culture narcissique et consumériste, il mise sur la « puissance vitale » de l’homme, en lien étroit avec les autres et la nature. Revigorant et particulièrement utile par les temps qui courent.

Votre dernier livre, La puissance de la joie, a remporté un large succès public. L’ensemble de votre œuvre, ce sont plus de cinq millions d’ouvrages écoulés. Comment expliquez-vous cet engouement ? Y aurait-il un phénomène Frédéric Lenoir ?
Auparavant, j’écrivais des livres théoriques, encyclopédiques, mais depuis 4, 5 ans ce sont des livres qui aident à vivre, très concrets. Les gens peuvent donc se les approprier dans leur vie quotidienne. Il y a des idées mélangées à de la pratique. Lors de conférences ou de rencontres, beaucoup de lecteurs me disent : « Grâce à votre livre, j’ai changé » ou « Il a eu un impact sur ma vie ». Par ailleurs, et c’est mon ami André Comte-Sponville qui le dit : tu écris à la fois avec ton intelligence et avec ton cœur. Je pense que c’est vrai. J’y mets des émotions, des sentiments, ce n’est pas uniquement cérébral. J’ai toujours à cœur d’aider les gens, d’être dans la transmission. Enfin, en tant que disciple d’Edgar Morin, je m’efforce d’aborder l’être humain de façon transdisciplinaire, de créer des passerelles entre philosophie, spiritualité, psychologie des profondeurs, histoire, anthropologie…

En même temps, vos détracteurs vous reprochent d’être une machine à produire des best-sellers, de surfer sur des sujets qui « marchent », d’être un philosophe touche-à-tout, etc.
Je surfe sur les sujets qui marchent depuis l’âge de 15 ans ! C’est comme si vous disiez à Pierre Rabhi qu’il surfe sur la vague de l’écologie. A 13 ans, je me passionne pour Le banquet de Platon. A 17 ans, je pars en Inde pour apprendre à méditer et rencontre le Dalaï-lama. A 20 ans, j’entre dans un monastère. La quête spirituelle et philosophique, c’est toute ma vie. Aujourd’hui, c’est dans l’air du temps. A l’époque, ça ne l’était pas. Beaucoup de ces critiques viennent aussi de la jalousie. Je fais ce que j’aime, j’y crois, je le fais sincèrement, c’est positif pour les gens et pour les libraires et j’en suis ravi.

Dans vos livres, vous préconisez le recul, le détachement. Ces critiques vous touchent ?
Il y a 25 ans, elles me touchaient affectivement. Elles provoquaient en moi une tristesse, une colère, ce n’est plus le cas aujourd’hui. A un moment de sa vie, on a besoin de reconnaissance, de remplir notre ego, et une fois qu’il est satisfait, on peut passer à autre chose. Mais on ne peut le lâcher tant qu’on ne l’a pas rempli, sinon on reste dans la frustration. Par contre, les critiques, j’y réponds. Parce que parfois, je les trouve injustes sur les faits.

Nous traversons une période troublée sur fond de morosité ambiante, de peur, de méfiance. Aujourd’hui, écrivez-vous, « seul le tragique a droit de cité ». La faute à qui : aux médias affolés et affolants, porteurs de mauvaises nouvelles ? A la classe politique désenchantée ? A la crise économique qui appauvrit les ménages et les esprits ?
Cette esthétique du tragique n’est pas neuve. Depuis le 18e siècle, il y a une tradition très franco-française au sein de l’intelligentsia qui consiste à considérer comme sérieux, profond celui qui est lucide sur le malheur du monde. L’intellectuel qui met l’accent sur ses aspects positifs apparaît, au contraire, comme naïf. C’est « l’imbécile heureux » chez Voltaire. L’élite se complaît dans ce qui ne va pas, le négatif, le déclin de la France, etc. Alors que dans la culture américaine, par exemple, c’est exactement (...)

=> Lire l’intégralité de cet entretien dans notre magazine.

Autre(s) article(s) sur le même thème :

article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3


Holi,
la fête des couleurs

Pascal Mannaerts est photographe autodidacte. Avocat pendant dix ans spécialisé dans le droit des (...)

Lire la suite

Pas de trêve pour le nucléaire

La silhouette ensanglantée et hagarde de l’inspecteur Yoann Peeters a, pendant plus d’un mois, (...)

Lire la suite

Dans le Ventre
de la Baleine

Depuis octobre dernier, Le Ventre de la Baleine a pris possession des flots. Rénovée de manière (...)

Lire la suite

Derrière les partitions,
la vie

Inspirée d’une méthode lancée au Venezuela, El Sistema Belgique apprend à 150 instrumentistes et 3 (...)

Lire la suite