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Publié dans notre magazine n°Apprendre

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Publié dans notre magazine n°116 - juillet & août 2016

Enquête

Comment l’Allemagne va sortir du nucléaire

Dessin : Valentin Dellieu

Pour réussir sa sortie du nucléaire, l’Allemagne peut se reposer sur sa stratégie de transition énergétique, amorcée il y a plus de 20 ans. Mais l’abandon de l’atome n’en reste pas moins une aventure parsemée d’obstacles (doper les énergies renouvelables, stabiliser le réseau électrique, renoncer au charbon…).

« La vérité, c’est que nous avons sous-estimé la complexité de la transition énergétique dans tous les domaines. » Cet aveu de Sigmar Gabriel, vice-chancelier et ministre de l’Energie, en avril 2014, témoigne du fait que, loin d’être un long fleuve tranquille, la transition énergétique est un véritable casse-tête pour les pouvoirs publics allemands.
Depuis que l’abandon du nucléaire a été entériné en 2011, le gouvernement d’Angela Merkel se trouve face à une difficile équation : l’Allemagne doit réussir à se passer du nucléaire et à développer les énergies vertes sans compromettre sa sécurité d’approvisionnement en électricité, tout en respectant ses engagements en matière de réduction de gaz à effet de serre. Au lendemain de l’accident de Fukushima, l’Allemagne s’était donné une décennie pour surmonter ces défis. A mi-chemin de l’objectif, le bilan est contrasté.

Cap sur les renouvelables
Si la catastrophe japonaise a précipité la sortie du nucléaire outre-Rhin, cette décision n’est en fait qu’un rétropédalage, qui s’inscrit dans un contexte propice : l’Allemagne pratique en effet une politique énergétique orientée vers les renouvelables depuis près de 30 ans ; c’est la fameuse Energiewende.
Dès 1991, le gouvernement conservateur de Helmut Kohl avait obligé les fournisseurs d’électricité à acheter à très bon prix l’électricité renouvelable introduite dans le réseau. Le gouvernement rouge-vert de Gerhard Schröder avait ensuite, en 2000, adopté une loi prévoyant que l’électricité provenant d’énergies renouvelables devait être injectée en priorité dans le réseau, à un tarif fixe garanti pendant 20 ans. Ce cadre légal, qui assure stabilité et sécurité aux investissements dans les renouvelables, régit encore aujourd’hui la politique énergétique allemande et est à l’origine de la croissance des renouvelables, notamment par le biais d’initiatives citoyennes.
Tant et si bien qu’en 2011, quand l’Allemagne a décidé de tourner le dos à l’atome, la part du nucléaire dans le mix électrique avait déjà chuté, passant de 30 % en 2000 à 22 % en 2010. Sur la même période, la part des renouvelables était, elle, déjà passée de 7 % à 17 %.
Une tendance qui s’est accentuée depuis ; l’électricité verte représente aujourd’hui 30 % de la production d’électricité, ce qui en fait la deuxième source d’électricité, derrière le charbon (lignite, 24 %, et houille, 18 %), mais devant le nucléaire, tombé à 14 %, et le gaz (9 %).
« Quand on voit une telle évolution en une décennie, on se rend compte à quel point (...)

=> Lire l’intégralité de cette enquête de 14 pages dans notre magazine.

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