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Apprendre


Publié dans notre magazine n°Apprendre

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Publié dans notre magazine n°116 - juillet & août 2016

Du Nord au Sud.
Et à l’envers.

Biopiraterie : le pillage des ressources

Durant des millénaires, les peuples ont élaboré une pharmacopée et sélectionné des plantes cultivables que des laboratoires privés – et publics – tentent aujourd’hui de s’approprier. Des associations se sont spécialisées dans la traque aux faits de biopiraterie. En demandant la révocation des brevets illégitimes ou en portant les cas devant l’opinion publique.


HCC

« Nous venons de faire annuler le brevet sur le melon de Monsanto », se félicite François Meienberg, responsable du lobby biodiversité à l’organisation suisse Déclaration de Berne. Monsanto avait transféré, par croisement classique, le caractère d’un melon indien résistant à un virus qui fait jaunir les cucurbitacées. La firme américaine avait obtenu un brevet en 2011 à l’Office européen des brevets pour toute la descendance de cette variété de fruit.
« Nous avions neuf mois pour faire opposition, poursuit le lobbyiste, ce que nous avons fait, car il s’agit clairement d’un cas de biopiraterie. Il n’y a pas d’invention, le melon existait à l’état naturel. De plus, il venait d’Inde et la loi indienne interdit expressément d’utiliser des ressources génétiques sans son consentement. »
En janvier dernier, alors que la Déclaration de Berne obtenait l’annulation de ce brevet, la Fondation France Liberté dénonçait par voie de presse le pillage des savoirs traditionnels des peuples de Guyane par un organisme public, l’Institut de recherche pour le développement (IRD). L’Institut avait breveté une molécule synthétisée par un arbuste, le quassia amara, dont les propriétés médicinales sont bien connues des peuples de Guyane.
« L’IRD a mené une enquête auprès des populations locales, dénonce Marion Verber, chargée du dossier à la Fondation, en se faisant expliquer quel arbre soigne quelle maladie. Dans ses publications, elle reconnaît que le savoir traditionnel des Guyanais lui a fait gagner énormément de temps, mais pas dans l’acte de dépôt du brevet. »
L’Institut n’y voit aucune « appropriation illégitime », mais une nécessité dans le cadre de ses recherches menées autour d’un nouveau traitement contre le paludisme. Quoi qu’il en soit, l’affaire est particulièrement embarrassante, car elle oppose un organisme public français à un peuple des territoires français d’outre-mer.
Le gouvernement a temporisé et obtenu de l’Institut un accord de partage avec les autorités guyanaises des futurs dividendes qui pourraient découler de ce brevet. Par ailleurs, l’IRD devra informer les populations locales de l’état d’avancement de ses recherches et leur donnera un accès préférentiel à son futur traitement antipaludique. L’histoire se termine donc plutôt bien.
En tant que telle, la « biopiraterie » ne figure dans aucun texte législatif. Il s’agit d’un concept forgé par (...)

=> Lire l’intégralité de ce dossier de 4 pages dans notre magazine.

Reverdir le Sahel

En Afrique, les onze pays sahéliens [1] envisagent d’ériger le long du Sahara la « grande muraille verte », un rideau d’arbres de 15 kilomètres de large sur 7 000 kilomètres de long, pour éviter que le désert ne gagne du terrain et pour améliorer la vie des populations locales. Longtemps boudé par la communauté internationale, le projet connaît aujourd’hui un regain d’intérêt.


JohannesZlelcke

Dix millions d’hectares de terre arable disparaissent chaque année pour céder la place au désert, avec des effets désastreux sur l’activité agricole. C’est particulièrement vrai en Afrique qui a perdu, en 50 ans, une surface équivalant à 20 fois la Belgique. Au nord du continent, dans la région du Sahel, une bande de terre aride longeant le Sahara est particulièrement menacée. « Au Sénégal, la moitié des sols sont aujourd’hui dégradés, explique Gilles Michelin, coordinateur des programmes d’Aide au développement pour l’ONG ADG, à Gembloux. Ils sont toujours cultivés, mais avec des rendements médiocres. »
Cette désertification est causée par les activités humaines : monocultures sur de vastes espaces, faible apport de matière organique, gaspillage de l’eau, surpâturage. Auxquels s’ajoutent les désordres climatiques très perceptibles dans la région.
« Les paysans locaux constatent une modification importante du rythme des pluies, explique Robin Duponnois, de l’Institut de recherche pour le développement (IRD, France). Elles deviennent plus erratiques, plus violentes et imprévisibles. L’eau ne pénètre plus dans le sol, elle ruisselle et érode la couche arable. »
La FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, estime que si rien n’est fait, le Sahel perdra près de deux millions d’hectares de forêts chaque année.

Un projet d’abord « politique »
Hanté par le souvenir des grandes famines sahéliennes des années 70 et 80, et soucieux de développer la région nord de son pays, Abdoulaye Wade, le président sénégalais, a donc eu l’idée d’ériger une barrière d’arbres le long du Sahara afin de reverdir toute la région. Celle-ci traverserait son pays de part en part et s’étendrait sur toute la (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

[1Burkina Faso, Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Soudan et Tchad.

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