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Agir


Publié dans notre magazine n°Agir

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Publié dans notre magazine n°116 - juillet & août 2016

Combat(s) de là-bas

Hilda Presman,
en lutte contre
l’impunité

Infatigable militante et défenseur des droits humains, Hilda Presman mène un long combat contre l’impunité des militaires qui ont ensanglanté l’Argentine sous la dictature, de 1976 à 1983. Proche des Mères de la place de Mai, ces femmes qui les premières osèrent braver la junte argentine, elle a repris leur combat, à Corrientes, dans sa province du Nord.

Elle est obstinée et méticuleuse, deux qualités indispensables lorsque l’on veut faire la lumière sur les années noires de la dictature du général Videla, qui a pris le pouvoir en Argentine il y a tout juste 40 ans.
Hilda Presman a 18 ans, lorsque le 24 mars 1976, ce dernier renverse Isabel Perón, la troisième femme de Juan Perón, et organise, à la tête d’une junte qui représente les trois armées, une répression systématique, planifiée, particulièrement brutale. Les opposants politiques sont alors enlevés, conduits dans des centres de détention clandestins installés dans tout le pays, où ils sont torturés puis souvent assassinés et enterrés en secret ou jetés à l’eau. « En sept ans, de 1976 à 1983, il y a eu 40 000 disparitions et un million de personnes poussées à l’exil », nous explique aujourd’hui cette infatigable militante des droits humains.
Hilda n’a pas souffert de la dictature dans sa chair, même si elle a été arrêtée en décembre 1976. « J’ai été détenue durant 40 jours, dans des conditions dignes, je ne peux pas me plaindre, poursuit-elle. C’était une arrestation légale, sur la base d’une loi relative aux activités subversives, car je collectais de l’argent pour venir en aide aux prisonniers politiques. » La jeune femme, qui vient de débuter des études de vétérinaire à Corrientes, dans le nord du pays, participe à la vie culturelle, sociale et politique estudiantine. « Pour moi, cet engagement était naturel. On a toujours parlé politique et éthique à la maison. Mon père était pédiatre et militant progressiste. Nous vivions d’ailleurs dans la crainte d’une arrestation. La nuit, lorsque la sonnette retentissait, c’était soit qu’un enfant était malade, soit que la police nous rendait visite. »
En 1972, quatre ans avant le putsch de Videla, la maison familiale des Presman est pulvérisée par une bombe. « Personne n’a été tué, mais nous avons perdu tous nos biens en un jour. J’avais 14 ans, cet événement m’a (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

Photo J.-F.P.

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