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Publié dans notre magazine n°Découvrir

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Publié dans notre magazine n°117 - septembre & octobre 2016

Le labo

Cancha’bamba,
l’honneur des pauvres

Jody Cash

Alors qu’en Europe on explore d’autres modèles socio-économiques, en Bolivie, à Cochabamba, les naufragés de l’économie libérale bricolent une forme de décroissance conviviale au sein de la Cancha, le plus grand marché du pays où travaillent plus de 80 000 personnes. Reportage au cœur d’un réseau informel et créatif.

Une pluie acide. Une journée grise à Cochabamba. L’une des seules de l’année dans cette ville au printemps éternel situé à 230 kilomètres de La Paz. L’orage tombé la nuit précédente a lavé les ruelles de la Cancha, le plus grand marché du pays. Les nuages se déchirent en silence, le ciel en haillons renfilera bientôt ses tenues légères. Au cœur de la ville, la fourmilière reprend du service. Il est à peine sept heures du matin et les cholitas (femmes indiennes) baladent déjà leur chariot brinquebalant sur les trottoirs défoncés de l’avenue Aroma. Ici, l’asphalte est aussi précaire que le portefeuille des Boliviens qui le piétinent. « Hola reina ! Dix bolivianos les quatre anticuchos mi amor ! » En Bolivie, les commerçantes savent trouver les mots pour attirer le client. Tous les jours, Carmen installe son restaurant ambulant à l’angle de la 25 de Mayo, dans le secteur de La Pampa qui regroupe les vendeurs d’artisanat et de produits locaux. Son stand est bien connu des amateurs de cœur de bœuf, une spécialité locale servie avec des pommes de terre et une sauce à base de cacahuètes.

Sécession organisée
Véritable carrefour commercial, la Cancha est le plus gros employeur de la région. Plus de
80 000 personnes y travaillent sept jours sur sept. Dans ce labyrinthe aux mille couleurs, on trouve de tout à condition de savoir se perdre. Vêtements d’occasion le long de la rue Brazil, marchandise « made in China » dans le secteur de la gare routière, chaussures et produits locaux sur la place San Antonio… Neuf ou d’occasion, local ou importé, il n’y a qu’à demander. Tous ces petits marchés spécialisés forment la Cancha sur l’équivalent de trois terrains de football. Une palette de saveurs et d’odeurs à l’énergie enivrante.
Ce marché aux allures de microsociété, trait d’union entre la campagne et la ville, est dominé par l’informel. Ces dernières années, sous le gouvernement du Mouvement vers le socialisme (MAS) d’Evo Morales, elle ne cesse de croître. Lovée entre les Andes et l’Amazonie, la ville de Cochabamba symbolise à elle seule le phénomène. Selon une enquête récente du journal local Los Tiempos, l’économie informelle concernerait plus de 124 000 personnes sur 500 000 habitants. Appelé aussi « économie populaire », ce type d’organisation sociétale traditionnelle (...)

=> Lire l’intégralité de ce reportage dans notre magazine.

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