article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3

Apprendre


Publié dans notre magazine n°Apprendre

Publié dans notre magazine n°Apprendre

Publié dans notre magazine n°Apprendre

Publié dans notre magazine n°Apprendre

Publié dans notre magazine n°117 - septembre & octobre 2016

Dossier

Biotechnologies :
Moins humains demain ?

Les technologies contemporaines, les NBIC – nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives –, sont en train de révolutionner nos vies. Jusqu’où ? Pour les courants transhumanistes, composés d’intellectuels et de financiers influents, l’amélioration et l’augmentation de nos corps n’ont pas de limite. Avec quelles perspectives, quels risques et surtout quelle vision de l’homme pour demain ? Imagine fait le point sur ces progrès que l’on nous propose (ou nous impose).

Le voisin de votre bureau open space, comme certains étudiants en période d’examens, se dope avec des médicaments [1], affichant du coup de meilleurs résultats au travail. Résisterez-vous longtemps à la pression ? Et si demain les entreprises obligeaient tous leurs travailleurs à prendre ces produits dopants histoire de les rendre davantage productifs, quelle sera votre attitude ?
Allons un pas plus loin : vous pouvez choisir sur catalogue le génome et les qualités de votre futur enfant. Que ferez-vous ? Laisserez- vous faire la nature et le hasard ? Ou préférerez-vous sélectionner les caractéristiques de votre bébé pour qu’il bénéficie d’un maximum de « chances » dans la vie ?
Regardons encore plus loin : demain, quelques-uns nous prédisent une vie longue, très longue – 300 ans, 1 000 ans, voire l’éternité… Si l’on vous promet une « bonne santé  », aurez-vous envie de vivre si longtemps ?

De la réparation à l’amélioration
Nous en savons toujours plus sur notre corps, découvrons sans cesse de nouveaux éléments sur le fonctionnement de notre cerveau, et les chercheurs imaginent, grâce à diverses innovations médicales, de nouvelles manières de nous soigner. Après des années de spécialisation et de séparation des différentes disciplines scientifiques, les temps sont à présent à leur convergence, avec pour résultats des promesses de bonds énormes dans la résolution de nos problèmes de santé. Mais pas seulement.
Car comme le montrent les exemples cités plus haut, la recherche de la réparation ou de la guérison de notre corps s’accompagne désormais d’une quête nouvelle qui consiste à augmenter sans cesse nos performances. Or, la limite entre les deux n’est pas toujours évidente à tracer. Elle se déplace en fonction de l’évolution de la société et des individus.
Ainsi, certaines personnes sourdes, se voyant proposer des implants cochléaires qui, leur promettent les médecins, leur rendra l’audition, le refusent tout net. Elles ne considèrent en effet pas leur surdité comme un handicap à soigner.
Nous avons tous une notion personnelle de ce que représente la « bonne santé ».
Certes, l’homme est fasciné depuis la nuit des temps par la science et ses découvertes. Mais la fascination endort quelquefois la réflexion et l’esprit critique.

Plus, plus, plus
Le progrès technologique est-il nécessairement un mieux ? Certains répondront sans hésiter que oui. C’est le cas des « transhumanistes  », les militants les plus extrêmes dans le domaine Pour eux, nous pouvons, ou même nous devons, mettre en œuvre toutes les technologies possibles pour poursuivre notre évolution. L’humain tel que nous le connaissons aujourd’hui ne serait en effet pas « fini » : « N’est-ce pas une forme suprême d’arrogance que de considérer l’être humain comme abouti et n’ayant pas besoin d’être amélioré ? », argumente volontiers Didier Cœurnelle, vice-président de l’Association française transhumaniste-Technoprog [2].
Devenir, grâce à la technique, plus forts, plus intelligents, plus heureux et vivre plus longtemps, voire indéfiniment, c’est là leur (...)

=> Lire l’intégralité de ce dossier de 10 pages dans notre magazine.

Dessins : Julie Joseph

[1Des médicaments comme la Rilatine (ou Ritaline en France), à l’origine conçu pour traiter l’hyperactivité, ou le Modafinil, contre la narcolepsie, sont régulièrement utilisés pour leurs propriétés sur les individus « sains » : maintenir éveillés et concentrés.

[2transhumanistes.com

Autre(s) article(s) sur le même thème :

article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3


Chacun doit prendre ses responsabilités

En politique, assumer des responsabilités est perçu à la fois comme un honneur et comme une (...)

Lire la suite

Grèce :
quand le FMI fait son mea culpa

L’aveu est aussi tardif que détonnant : le FMI a court-circuité ses propres procédures, sous la (...)

Lire la suite

247 millions de consommateurs de drogues dans le monde

Un adulte sur vingt dans le monde a consommé au moins une fois du cannabis, un opiacé, de la (...)

Lire la suite

Couper les ailes
aux fonds vautours

Depuis deux décennies, les pratiques déloyales des fonds vautours leur permettent d’enregistrer de (...)

Lire la suite

Printemps pénal pour la justice internationale

Sale temps pour les despotes africains. Les condamnations, à quelques semaines d’intervalle, du (...)

Lire la suite

Des insectes
pour nourrir l’humanité

Les brochettes de sauterelles, la purée de chenille ou les chips de termites garniront-ils nos (...)

Lire la suite

L’irrépressible désir d’égalité

L’égalité n’est-elle qu’une notion creuse qui sert à orner les frontons des bâtiments publics, ou un (...)

Lire la suite