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Publié dans notre magazine n°Apprendre

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Publié dans notre magazine n°117 - septembre & octobre 2016

Traits d’Union par Eric Walravens

Grèce :
quand le FMI fait son mea culpa

L’aveu est aussi tardif que détonnant : le FMI a court-circuité ses propres procédures, sous la pression des Européens, pour participer au prétendu « plan de sauvetage » de la Grèce. Victimes collatérales : les millions de Grecs qui se sont vu imposer une austérité désastreuse.


Jan Wellmann

La directrice-générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a beau minimiser le rapport rendu public fin juillet, c’est une petite bombe. Le bureau indépendant d’évaluation (IEO) de son institution détaille les pressions politiques qui ont conduit le Fonds à ne pas écouter les avertissements de ses propres économistes. Petit retour en arrière : dès le début de la crise grecque, en 2010, le FMI est appelé à la rescousse par les Européens pour refinancer la dette du pays en détresse. L’institution financière, jusqu’alors plus souvent sollicitée dans les pays du tiers monde, injecte des dizaines de milliards de dollars en Grèce – un record selon ses propres critères. Pour les pays de la zone euro, cette intervention présentait un double avantage : elle réduisait d’autant les milliards à débourser par eux-mêmes, et surtout, elle offrait le gage de l’austère gestion du FMI, connu pour son intransigeance avec les pays endettés.

Les Européens plus catholiques que le pape
Le problème, c’est qu’en matière d’austérité, les Européens sont devenus plus catholiques que le pape – c’est à dire plus néolibéraux que les institutions de Washington [1]. Ils ont systématiquement écarté les avertissements du FMI sur la « soutenabilité » de la dette grecque. Traduction : ils n’ont jamais voulu voir que le « plan de sauvetage » était irréaliste. Que l’austérité aggraverait l’endettement grec au lieu de le réduire. Qu’Athènes ne pourrait donc jamais rembourser intégralement cette dette. Et que beaucoup de souffrances inutiles étaient infligées à la population du pays. Pour éviter cette débâcle, le FMI avait suggéré dès le départ d’annuler une partie de la dette grecque, comme d’ailleurs l’immense majorité des économistes dans le monde. Mais cette demande s’est heurtée à la lecture morale de la crise en vigueur en Allemagne et dans les autres pays nordiques. Pour ces pays, qui se perçoivent comme de prudentes fourmis, la cigale grecque devait expier son passé dépensier. C’était du moins le grand argument politique martelé dans les médias par les gouvernements.
Plus discrètement, il était surtout question de protéger les banques européennes, qui avaient imprudemment prêté (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

[1Le consensus de Washington fait référence aux institutions financières internationales (le FMI et la Banque mondiale), qui, avec le soutien du Trésor américain, ont imposé aux pays en difficulté des programmes d’ajustement structurel d’inspiration néolibérale.

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