article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3

Apprendre


Publié dans notre magazine n°Apprendre

Publié dans notre magazine n°Apprendre

Publié dans notre magazine n°Apprendre

Publié dans notre magazine n°117 - septembre & octobre 2016

Du Nord au Sud.

Printemps pénal pour la justice internationale

Sale temps pour les despotes africains. Les condamnations, à quelques semaines d’intervalle, du Tchadien Hissène Habré, par une chambre extraordinaire au Sénégal, et du Congolais Jean-Pierre Bemba, par la Cour pénale internationale de La Haye, illustrent l’efficacité de la justice internationale. Même si, sur le continent, d’aucuns dénoncent une forme de « néocolonialisme judiciaire ».

Hissène Habré, qui dirigea le Tchad entre 1982 et 1990, a été condamné, le 30 mai dernier à Dakar au Sénégal à la réclusion à perpétuité pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre et viols. Durant les huit années de son pouvoir, le tyran, âgé aujourd’hui de 72 ans, avait institué un régime de terreur qui a tué 40 000 personnes, d’après les estimations de la commission d’enquête tchadienne chargée de dresser l’inventaire de ces années noires.
Destitué par le coup d’Etat d’Idriss Déby, Hissène Habré avait fui au Sénégal. Il comptait y finir ses jours paisiblement, mais une organisation de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch, et la justice belge en ont décidé autrement. « On a voulu montrer qu’il était possible de traîner en justice un bourreau sanguinaire, explique Henri Thulliez qui a suivi le procès pour Human Rights Watch. Pinochet avait été retenu à Londres avant de filer en dernière minute. Nous voulions faire venir Habré en Belgique pour qu’il y soit jugé. »
Ce procès hors norme doit beaucoup à la pugnacité d’un avocat américain, Reed Brody, qui a enquêté au Tchad, où il s’est rendu une trentaine de fois et a soutenu les victimes, les poussant à porter plainte au Tchad, au Sénégal puis finalement en Belgique. Chez nous, la loi de compétence universelle adoptée en 1993 permet aux tribunaux de juger les plus graves violations des droits de l’homme commises n’importe où dans le monde. Des plaintes déposées par des ressortissants tchadiens réfugiés en Belgique ont donc conduit la justice belge à lancer un mandat d’arrêt international en 2005 contre Hissène Habré et à réclamer son extradition.
De son côté, le Sénégal a multiplié les recours pour éviter de remettre un ancien chef d’Etat africain à un pays européen. Il a fallu l’élection, en mars 2012, de Macky Sall, pour que la procédure soit relancée. « Le nouveau président a très vite fait savoir qu’Hissène Habré allait être jugé », se souvient Gérard Dive, haut fonctionnaire au ministère de la Justice où il préside la Belgian Task Force for International Criminal Justice. Cependant, le procès ne se tiendra pas en Belgique, l’Afrique tenait à montrer qu’elle était capable de s’occuper elle-même de ses tyrans.
« Le Sénégal, poursuit le juriste, est un Etat de droit qui fonctionne correctement, ses tribunaux disposent d’un (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

Photo : D.R.

Autre(s) article(s) sur le même thème :

article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3


Biotechnologies :
Moins humains demain ?

Les technologies contemporaines, les NBIC – nanotechnologies, biotechnologies, informatique et (...)

Lire la suite

Chacun doit prendre ses responsabilités

En politique, assumer des responsabilités est perçu à la fois comme un honneur et comme une (...)

Lire la suite

Grèce :
quand le FMI fait son mea culpa

L’aveu est aussi tardif que détonnant : le FMI a court-circuité ses propres procédures, sous la (...)

Lire la suite

247 millions de consommateurs de drogues dans le monde

Un adulte sur vingt dans le monde a consommé au moins une fois du cannabis, un opiacé, de la (...)

Lire la suite

Couper les ailes
aux fonds vautours

Depuis deux décennies, les pratiques déloyales des fonds vautours leur permettent d’enregistrer de (...)

Lire la suite

Des insectes
pour nourrir l’humanité

Les brochettes de sauterelles, la purée de chenille ou les chips de termites garniront-ils nos (...)

Lire la suite

L’irrépressible désir d’égalité

L’égalité n’est-elle qu’une notion creuse qui sert à orner les frontons des bâtiments publics, ou un (...)

Lire la suite