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Agir


Publié dans notre magazine n°Agir

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Publié dans notre magazine n°117 - septembre & octobre 2016

Agriculture

Isabelle Saporta :
« On nous fabrique un monde sans saveurs »

Isabelle Saporta est journaliste et auteur du livre Foutez-nous la paix !, dans lequel elle révèle comment l’agriculture paysanne est asphyxiée par des règlements sanitaires formatés pour l’industrie alimentaire. Peu importe que les produits soient savoureux, issus de circuits courts et dans le respect de l’environnement, il faut qu’ils soient sains et aseptisés. Au risque de faire disparaître des pans entiers de la gastronomie… et d’induire de nouveaux risques sanitaires.

Le point de départ de votre dernière enquête sur le monde agricole, c’est le cri de colère d’un jeune vigneron.
Oui, il s’agit d’un jeune viticulteur bio en pouillyfumé, dans le centre de la France, Alexandre Bain. Il travaille avec un cheval, refuse les engrais et les produits phytosanitaires, favorise le développement des racines de ses vignes pour qu’elles aillent chercher l’eau et les nutriments en profondeur. Comme ce jeune viticulteur n’entre pas dans le moule, il subit des contrôles extrêmement tatillons de la part des inspecteurs mandatés par l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao) qui veille normalement au respect des appellations et des bonnes pratiques agricoles. Alexandre Bain laisse l’herbe pousser sur son vignoble, car elle favorise le développement des insectes et apporte de la matière organique. Mais l’Inao voit dans l’herbe une vulgaire « végétation concurrentielle » dont il faut limiter le développement. Des inspecteurs ont donc mesuré la hauteur de l’herbe sur le vignoble et constaté qu’elle dépassait d’un centimètre et demi la prescription réglementaire, le vigneron a été exclu de l’appellation ! Le plus ahurissant, c’est que dans la même région, des analyses de l’eau de distribution par l’Agence de la santé ont révélé que celle-ci était saturée en résidus d’herbicides. D’un côté, l’administration sanctionne un viticulteur qui refuse les intrants chimiques et de l’autre elle dénonce la pollution de l’eau de distribution. On marche sur la tête.

Comment vous est venue l’idée d’enquêter sur les tracasseries administratives qui frappent les petits paysans ?
Un éleveur de poulets m’a suggéré de m’intéresser aux agriculteurs qui veulent travailler au plus près de la nature et se heurtent à des règlements absurdes. Ce que j’ai vu est cauchemardesque. A commencer par ce que vit l’éleveur qui m’a alerté. Charles de Monville élève des poulets en plein air dans l’Essonne, au sud-ouest de Paris. Il est soutenu par le maire de son village qui veut acheter ses poulets pour la cantine scolaire. Un accord était conclu pour 50 poulets par mois. Tout le monde était gagnant, l’éleveur avait une rente assurée, les écoliers mangeaient sainement. Mais Charles de Monville n’a pas pu livrer ses poulets. Pourquoi ? Parce que la cuisine de la cantine n’est pas (...)

=> Lire l’intégralité de cet entretien dans notre magazine.

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