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Publié dans notre magazine n°117 - septembre & octobre 2016

Environnement

La pollution lumineuse énergivore : coûteuse
et néfaste

Photo : Frédéric Tapissier www.avex-asso.org -

Alors que des économies d’énergie sont demandées aux citoyens, l’éclairage artificiel du réseau routier, des bâtiments historiques et publics, ponts, aéroports et autres centres urbanisés, en quantité et de durée parfois excessives, soulève, de plus en plus, de nombreuses et légitimes interrogations. Au-delà du coût financier et de l’émission conséquente de CO2 dont elle est source, cette puissante luminosité artificielle touche la santé humaine, la faune et la flore et est responsable d’une dégradation évidente de l’observation du ciel.

« La Belgique est le seul pays au monde que l’on peut voir de Mars aussi bien de jour que de nuit ! ». Au-delà de la boutade se pose la question de notre éclairage public si abondant : est-il à ce point nécessaire et performant ?
Pas sûr du tout. « C’est à la fois sa conception et sa vétusté qui posent problème, estime Philippe Demoulin, vice-président de l’Association pour la sauvegarde du ciel et de l’environnement nocturnes (ASCEN). Les luminaires éclairent à large spectre, voire vers le haut, et ne sont pas seulement dirigés vers le sol. Une meilleure conception des infrastructures et une rénovation de l’ensemble du parc d’éclairage public seraient de nature à réduire d’au moins 30 % la consommation d’électricité. Ce qui serait tout bénéfice à la fois pour les deniers publics et pour la biodiversité, l’environnement et l’observation des étoiles. » Ainsi que sur la santé.
En effet, la plupart des animaux – dont l’être humain – fonctionnent depuis leur origine sur la base d’une horloge biologique interne fondée sur le cycle jour/nuit, cycle qui régit les modes alimentaires, la reproduction, le sommeil et, dans certains cas, la migration et l’hibernation. Un apport, voire un excès, de lumière artificielle supplémentaire désynchronise donc les cycles naturels, pouvant aller jusqu’à induire de profondes modifications de comportement, et quelques fois nuire aux capacités de survie de certaines espèces animales et végétales.

Un impact sur le cerveau
Pour avoir analysé l’impact de la lumière domestique sur le cerveau humain, Gilles Vandewalle, chercheur qualifié du FNRS à l’ULg et docteur en neurosciences, est formel : l’éclairage artificiel, en raccourcissant la nuit, porte atteinte à la qualité du sommeil réparateur et inhibe la synthèse d’une hormone photosensible – la mélatonine – dont le rôle est d’indiquer à l’organisme qu’il fait nuit et ainsi de réguler le cycle veille/sommeil. Or, un déficit de mélatonine peut entraîner des dysfonctionnements génétiques, cardiovasculaires, provoquer du diabète ou certains cancers, altérer le cycle menstruel ou encore diminuer les performances cognitives… « Par extrapolation, il est permis de penser qu’un éclairage artificiel extérieur, surtout s’il est important, peut produire les (...)

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