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Publié dans notre magazine n°117 - septembre & octobre 2016

Psychologie

L’écopsychologie
pour soigner le blues
du militant

Parce qu’elle peut buter sur des obstacles du militant considérables, la militance environnementale est parfois douloureuse. Il arrive que ses acteurs éprouvent des sentiments aussi variés que la lassitude, l’impuissance, voire l’angoisse et la colère. Bientôt réunis en congrès pour la première fois, les écopsychothérapeutes n’entendent pas rester les bras croisés face à cette évolution, qui semble également gagner des citoyens lambda. Rencontre avec Martine Capron, l’une des initiatrices.

En quoi consiste l’écopsychologie ?
Il s’agit d’un courant psychologique qui s’intéresse à la façon dont les gens sont reliés à la nature ou, à l’inverse, s’en distancient, voire en sont complètement coupés. Il est né il y a une vingtaine d’années, dans le monde anglo-saxon, de la rencontre entre des militants écologistes et des psychologues ou psychothérapeutes. Il commence timidement à se manifester en Europe. Divers petits signes témoignent d’une évolution intéressante. A la COP 21, à Paris (Conférence sur le climat), des associations proposaient leurs services d’accompagnement aux ONG. Par une sorte de coaching doux, aux antipodes du discours guerrier ou de dépassement personnel de tant d’initiatives de coaching, elles offraient écoute et entraide bienveillantes aux militants des ONG épuisés et potentiellement découragés. On voit aussi apparaître, dans la foulée des Villes en transition initiées par Rob Hopkins en Grande- Bretagne, des initiatives de mentoring : des psychologues et des psychothérapeutes se mettent au service d’associations et de militants usés ou en questionnement. D’ores et déjà, des directeurs d’ONG belges ont recours à ce type d’aide. En France et en Belgique, des programmes de formations à l’écopsychologie destinés aux professionnels se mettent en place. Dans un registre un peu différent, j’observe aussi que de plus en plus de scientifiques très pointus adoptent, en parallèle de leur langage « classique », un discours un peu différent à l’égard de la nature. Ils se sentent tellement reliés à celle-ci qu’ils parlent, par exemple, au nom des forêts ou des mers. Ils sont courageux, car cela leur attire des sarcasmes d’une partie de leurs pairs…


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Simple changement de « lunettes » ou approche thérapeutique réellement innovante ?
Disons que l’écopsychologie repose essentiellement sur deux constats. Primo, la plupart des gens savent très bien, intuitivement ou cognitivement, qu’ils ont besoin de la nature pour vivre, par exemple qu’ils doivent respecter leur corps. Mais ils n’y arrivent que difficilement, voire pas du tout. Notamment à cause d’un clivage d’origine judéo-chrétienne qui place (...)

=> Lire l’intégralité de cet entretien dans notre magazine.

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