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Publié dans notre magazine n°117 - septembre & octobre 2016

Slow classes

Céline Alvarez
« Un enfant passif
n’apprends pas ou peu »

Munie d’un master en sciences du langage, Céline Alvarez passe le concours d’enseignant et devient en 2011 professeur auprès d’enfants de maternelle à Gennevilliers, en banlieue parisienne. Son projet : prouver scientifiquement qu’une autre façon d’enseigner aurait de biens meilleurs résultats. Elle témoigne aujourd’hui de son expérience dans un livre, Les lois naturelles de l’enfant. Espérant ainsi inspirer d’autres enseignants et parents à, eux aussi, aider à grandir des enfants confiants, solidaires, créatifs et épanouis.

Au départ de votre réflexion, il y a un constat alarmant : des enfants décrochent de l’école alors qu’ils sont, au départ, pleins de potentiel. Que se passe-t-il durant ces premières années d’apprentissage ?
Le jeune être humain possède une intelligence plastique extraordinaire, qui lui permet d’apprendre sans effort des choses qui peuvent pourtant nous sembler très complexes. Un bébé de quatre mois est ainsi capable de détecter, après quelques minutes d’écoute de phrases correctes très simples, une erreur grossière dans une langue qui lui est étrangère. Les capacités d’apprentissage de nos enfants sont très surprenantes, mais nous les avons largement sousestimées. Leur cerveau est conçu pour le complexe, le réel, le dynamique. Si nos enfants échouent à l’école, ce n’est peutêtre pas parce que les tâches que nous leur proposons sont trop difficiles, mais parce qu’elles ne sont pas à la hauteur de leurs grandes capacités. Les activités que nous leur offrons ne font pas sens pour eux, ils se démotivent, s’ennuient, échouent, perdent confiance en eux et se désintéressent de l’école. C’est un grand paradoxe : alors qu’ils sont équipés pour apprendre sans efforts, l’apprentissage leur semble fastidieux.


Céline Alvarez

C’est clairement l’école et sa façon de transmettre les savoirs qui est à remettre en question ?
À mon sens, oui. Pour apprendre, l’enfant doit pouvoir vivre des expériences réelles, complexes, vivantes, dynamiques et enthousiasmantes. La « didactique  » est intéressante, mais elle ne devrait venir qu’en soutien d’expériences réelles, elle ne doit quasiment pas être apparente pour l’enfant. Elle doit apporter de l’ordre, des mots, à toutes les informations que l’enfant reçoit de ses expériences et du monde. Nous devons connecter davantage l’enfant au (...)

=> Lire l’intégralité de cet entretien dans notre magazine.

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