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Prendre le temps


Publié dans notre magazine n°Prendre le temps

Publié dans notre magazine n°Prendre le temps

Publié dans notre magazine n°117 - septembre & octobre 2016

Culture

Le cirque social
entre en piste

De Kaboul à Ramallah en passant par Molenbeek, de nombreuses compagnies ont recours aux arts du cirque pour lutter contre l’exclusion, développer la solidarité et favoriser la confiance en soi au sein d’un public défavorisé. Un cirque social hors des sentiers battus.


MMCC

Dans une salle, quatre petits groupes de personnes forment un étrange ballet. Dans chaque groupe, c’est l’individu à l’avant qui mène la danse, imité le mieux possible par ses coéquipiers. Lorsqu’il se tourne, c’est un autre qui se retrouve devant et guide le groupe. Certains vont vite, d’autres lentement, et petit à petit chaque collectif trouve son rythme. « Chacun peut devenir le leader, explique l’instructrice, Taina Kopra, directrice du Sorin Sirkus finlandais, et ceux qui au début se disent qu’ils ne sauraient pas quoi faire finissent par se laisser porter par le courant du groupe et par le conduire sans difficulté. »
Un exercice parmi tant d’autres pratiqués au sein du cirque social. « Le cirque social, explique Laurent Beauthier, coordinateur du réseau européen Caravan, c’est l’utilisation des arts du cirque à des fins d’inclusion sociale, avec des personnes marginalisées par la société. »
Un peu partout dans le monde, jonglerie, funambulisme, clowns et trapèzes sont en effet des instruments incroyablement utiles pour développer confiance en soi, sentiment d’appartenance, solidarité et entraide. « En Roumanie, poursuit le chercheur, ce sont les enfants des rues que la fondation Parada parvient ainsi à atteindre, pour leur parler, leur donner une structure. En Finlande, c’est avec les personnes handicapées que le cirque est beaucoup utilisé. Et en Espagne, à Barcelone, l’Ateneu Popular 9 Barris a réussi à véritablement inclure les habitants du quartier dans leur structure et leurs activités. »
Autant d’expériences menées souvent dans un environnement difficile, avec peu de matériel et beaucoup de créativité. « C’est tellement varié comme discipline que chacun peut y trouver quelque chose qui lui plaît, confirme Léa Genet, professeur à l’Ecole du cirque de Bruxelles, qui offre des cours aux enfants du quartier populaire de Molenbeek où elle est installée. Et grâce à la créativité on parvient toujours à réaliser quelque chose, même sans être fort techniquement. »
Que l’on soit grand, petit, mince ou gros, rapide ou lent, aucune importance, dans le cirque, il y a une place pour chacun. « On peut jongler très haut ou pas, avec plus ou moins de balles, tout ce qui compte c’est qu’elles soient en l’air, sourit Vincent Wauters, directeur de l’école bruxelloise. Il n’y a pas vraiment de règles autres que (...)

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