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Publié dans notre magazine n°Découvrir

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Publié dans notre magazine n°118 - novembre & décembre 2016

Education - Myyrmäki (Finlande)

Le haut de la classe

La Finlande est souvent présentée comme un modèle à suivre en matière d’enseignement. Que cache réellement ce système scolaire venu du Nord ? Un mélange d’apprentissages actifs et d’ouverture au monde. Reportage à Myyrmäki, dans la banlieue d’Helsinki.


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Un mardi matin à Myyrmäki, dans la banlieue de Vantaa, au nord d’Helsinki. Dans une classe immaculée de l’école publique Kilteri, huit élèves commencent leur cours préparatoire de finnois langue étrangère. Ils sont la première génération d’immigrants à avoir comme unique langue commune ce finnois qu’ils apprennent à présent ensemble. Chacun doit nommer différents types d’habitations et les pièces que l’on y trouve. Rapidement, Nisan cite le salon, la cuisine, la chambre et le balcon. La discussion s’anime quand on leur demande ce que font les gens dans un salon : regarder la télé, jouer, lire des livres, énumèrent les adolescents. « On peut aussi y étudier ses leçons de finnois » plaisante un élève avec un sourire.
Le soleil de fin septembre brille à travers les stores vénitiens blancs. Et même si le finnois est une langue complexe, difficile à apprendre, l’atmosphère de la classe est détendue. Tous prennent part à la discussion, le professeur les encourage.
Dans cette zone métropolitaine constituée d’Helsinki, Vantaa et Espoo, il est très courant que les élèves proviennent de milieux ethniques et socio-économiques variés. A l’école Kilteri, ils sont 486, de 13 à 16 ans, apprenant les matières du septième au neuvième niveau. Un quart d’entre eux a des parents nés ailleurs qu’en Finlande. « Comme en Belgique ou en France, nous avons beaucoup d’immigrants de seconde génération  », dit Salla Siukonen, qui enseigne le finnois langue étrangère.
« La plupart des élèves ont une attitude très positive vis-à-vis de l’apprentissage. Certains de mes anciens élèves ont suivi des études de commerce, de médecine ou de droit », commente l’enseignante alors que nous empruntons le couloir jusqu’à son bureau. C’est toujours gratifiant d’enseigner à des étudiants très motivés, mais son plus grand plaisir en tant que professeur est de réussir à établir un dialogue avec un élève faible et de voir ses performances s’améliorer en conséquence.
Dans le bureau, quelques membres du conseil des élèves sont assis autour d’une grande table ronde. Le conseil, constitué de volontaires, organise des soirées avec des décorations et du thé épicé ou même un tournoi FIFA sur Xbox. Aujourd’hui, ils discutent des règles en vigueur à l’école. « Demain matin nous allons en salle des profs tenter de persuader les enseignants de changer les règles et de nous autoriser à garder des vestes légères à l’intérieur. Beaucoup d’entre nous ont des vestes destinées à être portées à l’intérieur », expliquent Anni et Emma, des élèves de septième.
Mis à part cette division entre vêtements d’intérieur et d’extérieur, les règles concernant l’apparence sont peu nombreuses.
Ici, diverses sous-cultures sont représentées tout comme différentes minorités ethniques. « Etre différent et le montrer n’est pas seulement toléré, dit Salla Siukonen, c’est même plutôt une chose à laquelle on aspire. » Tous semblent pourtant se mélanger. « Nous nous fréquentons les uns les autres, sans faire attention aux (...)

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