article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3

Découvrir


Publié dans notre magazine n°Découvrir

Publié dans notre magazine n°Découvrir

Publié dans notre magazine n°Découvrir

Publié dans notre magazine n°118 - novembre & décembre 2016

Economie solidaire - Barcelone

Se passer du capitalisme

Le journaliste indépendant Emmanuel Daniel, auteur de l’ouvrage Tour de France des alternatives, s’est intéressé récemment à une initiative espagnole passionnante : la Coopérative intégrale catalane (CEC). Un lieu foisonnant de projets et de pratiques, qui évolue en dehors de l’Etat et de la logique capitaliste.

Qu’est-ce qui vous a particulièrement intéressé dans cette initiative ?
C’est le fait qu’elle ne se limite pas à un secteur particulier. Elle prend en compte les différents aspects de la vie : le logement, le travail, l’alimentation, la santé, l’éducation… Souvent, les coopératives fonctionnent dans un seul secteur, et laissent du coup tous les autres domaines au secteur marchand.

Comment est née cette idée de coopérative intégrale ?
A l’origine, on trouve un groupe d’amis, tous actifs dans les contre-sommets altermondialistes du début des années 2000. Fatigués par ces actions éphémères, dont l’impact est principalement médiatique, ils décident d’explorer concrètement ce que serait un monde hors du capitalisme. Ils vont alors mutualiser les différents outils des luttes barcelonaises et pratiquer l’autogestion. Ils publieront notamment un journal à grand tirage, Crisis, qui donne un ensemble de pistes pour créer des alternatives.
Parmi eux figure notamment Enric Duran, connu sous le nom de Robin des banques. Faisant le lien entre prêts, croissance et épuisement écologique, il s’est attaqué aux banques en multipliant les emprunts – sans l’intention de les rembourser. Il a ainsi financé des projets alternatifs [1].
Petit à petit, l’idée a fait son chemin de mettre en œuvre quelque chose de plus global, permettant à terme de se passer de l’euro, de l’Etat et de survivre dans le monde capitaliste de la manière la moins aliénante possible, et en créant des services publics coopératifs.
Ces militants s’inscrivent dans la tradition zapatiste, qui ne cherche pas à prendre le pouvoir pour ensuite changer les choses, mais bien à construire depuis l’intérieur les conditions autorisant le changement.


CIC

Ils ont notamment créé un système de financement particulièrement original.
Oui, l’idée est de permettre à des membres – des artisans, des artistes, des commerçants, les socios autoocupados comme ils les appellent – de payer leurs impôts à la coopérative plutôt qu’à l’Etat. Aux yeux de ce dernier, ils sont considérés comme des bénévoles de la coopérative. En fonction de leurs rentrées, ils « cotisent » à une assurance collective, à un service comptable et administratif. La coopérative se charge alors de réunir les factures et les revenus de tout le monde pour arriver à peu près à une somme nulle, sur laquelle elle paye donc une TVA minime. Parmi les socios, il y a des profils très différents. On trouve des membres des communautés rurales qui tendent vers l’autonomie, des boulangers de village, des graphistes qui travaillent au noir, etc. Globalement, toutes ces personnes ne pourraient pas (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

[1Ses témoins ayant été refusés par les autorités judiciaires, il ne s’est pas présenté à son procès et est en cavale depuis lors.

Autre(s) article(s) sur le même thème :

article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3


R-Urban,
la ville-bambou

R-Urban En banlieue parisienne, la coopérative R-Urban réinvestit différents quartiers populaires (...)

Lire la suite

Le haut de la classe

La Finlande est souvent présentée comme un modèle à suivre en matière d’enseignement. Que cache (...)

Lire la suite

Emmanuel Everarts :
Un manager en quête
de cohérence

Le cofondateur de Batigroupe est un adepte du management durable. Entre sens de l’intérêt commun, (...)

Lire la suite

La deuxième vie
des sacs en plastique

Dans les pays en développement, les sacs en plastique sont une véritable calamité. Très utilisés (...)

Lire la suite