article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3

Agir


Publié dans notre magazine n°Agir

Publié dans notre magazine n°Agir

Publié dans notre magazine n°Agir

Publié dans notre magazine n°118 - novembre & décembre 2016

Alimentation - Berlin (Allemagne)

Le grand partage
alimentaire

A Berlin, la lutte contre le gaspillage de nourriture entre progressivement dans les moeurs, avec la plateforme interactive Foodsharing et ses 4 000 membres, des réfrigérateurs en libre-service et des dons entre voisins. Au quotidien, des milliers de tonnes d’aliments jetés sont ainsi revalorisées.

Dans le quartier en vogue de Kreuzberg, Elke Eich traîne derrière elle deux box à roulettes et un sac à dos jeté sur chaque épaule. Arrivée à sa voiture, elle se fait une place au milieu du fatras de boîtes en plastiques et de cabas vides. La consultante en études de marché aménage son emploi du temps pour sillonner la capitale allemande à la recherche de nourriture qui finirait sinon dans le vide-ordures. Selon une étude de l’Université de Stuttgart de 2012, ce sont 11 millions de tonnes de nourriture consommable qui sont jetées chaque année en Allemagne. Ce qui représenterait environ 20 kilos par adulte. A Berlin, où la plateforme Foodsharing est née en 2012, 1,3 millions de kilos de nourriture ont déjà été sauvés par les 4 000 membres actifs de la ville.
La première halte de Frau Eich en ce samedi d’automne est un grand hôtel du centre de la capitale. « Ils préfèrent ne pas communiquer sur leur collaboration », prévient-elle. La direction de l’hôtel semble encore divisée, à l’instar d’autres acteurs, sur la position à adopter vis-à-vis du public. A l’arrière de l’hôtel, les restes du buffet impressionnent : des quantités de bacon, de salades, de viennoiseries… Les six ou sept kilos de saucisses sont encore tièdes. La « foodsaveuse » met de côté du poulet et des patates douces pour ses trois garçons. A vue d’oeil, c’est une vingtaine de kilos de nourriture de choix qui aurait terminé dans un container.
A l’instar de l’hôtel de luxe, plus de mille entreprises coopèrent aujourd’hui avec l’organisation à Berlin. Georg Kaiser, le directeur des supermarchés Bio Company, s’était fait dès 2012 l’ambassadeur du mouvement dans une lettre ouverte envoyée à l’industrie.
A Berlin, Foodsharing peut aussi compter sur l’appui de Turgut Altug, député vert du Land, qui a pris fait et cause pour le mouvement. « Nous voulons rassembler tous les acteurs autour d’une table de négociation et pousser l’industrie à prendre ses responsabilités », explique le député. Une des propositions déposées au Sénat – le gouvernement local – est de contraindre les grandes surfaces à (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

Autre(s) article(s) sur le même thème :

article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3


Kali Akuno :
De Malcolm X à la justice climatique

Adolescent, Kali Akuno faisait partie d’un gang de Los Angeles. Il est aujourd’hui une des (...)

Lire la suite

Line Brasseur :
« Etre solidaire,
c’est d’une facilité déconcertante »

Elle s’investit tous azimuts, du mouvement Tout Autre Chose au site Mr Mondialisation, en (...)

Lire la suite

Franck Otete, Filimbi
 : « Carton jaune
pour Kabila ! »

Au Congo, le président Kabila s’accroche au pouvoir contre la volonté des Congolais qui (...)

Lire la suite

Dépenser son blé
à bon escient

Avec une épicerie de proximité, une monnaie locale (le blé), une aide à la création de coopératives (...)

Lire la suite

Cyril Dion :
« L’après Demain
est en marche »

Près d’un million et demi de spectateurs ont vu Demain à travers le monde. Retour sur un film (...)

Lire la suite