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Prendre le temps


Publié dans notre magazine n°Prendre le temps

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Publié dans notre magazine n°118 - novembre & décembre 2016

Paix - Ixelles (Belgique)

Thomas d’Ansembourg :
« la paix ne se décrète pas, elle s’apprend »

Dans un petit opus La paix, ça s’apprend ! Guérir de la violence et du terrorisme, sorti début novembre chez Actes Sud, l’anthropologue David Van Reybrouck et le psychothérapeute Thomas d’Ansembourg dialoguent autour d’une idée simple, mais capitale : la vraie paix – durable, profonde, collective – commence par la paix intérieure.

Comment est née votre rencontre avec David Van Reybrouck ? Un anthropologue et un psychothérapeute qui se retrouvent sur le thème de la paix, pourquoi ?
J’avais suivi avec intérêt les travaux du G1000 lancés par David, cette belle initiative citoyenne impliquant des personnes d’horizons divers. De son côté, il avait également apprécié mes livres. On a échangé, puis sympathisé, avec beaucoup de points communs. Et quelques jours après les attentats de Paris, nous nous sommes téléphoné en disant, voyons-nous, on ne peut pas rester sans rien faire. Nous sommes tous deux intéressés par les questions de citoyenneté, de discernement, d’engagement. Pour sortir de notre torpeur, de notre abasourdissement, et retrouver ainsi de la puissance d’action, nous avons décidé de partager notre vision d’auteurs, un cheminement, une expérience.

Avec une approche complémentaire.
Tout à fait. David est un historien de la civilisation. Il met les événements en perspective, étudie l’évolution des sociétés et des mentalités. De mon côté, je mène un travail plus intérieur : qu’est-ce qui fait qu’on est plus ou moins humain ? Lui est davantage dans le sociétal et le culturel et moi dans la connaissance de soi. On a croisé nos deux approches et ça a donné ce livre réalisé à quatre mains, dans l’échange et le tissage. C’était très agréable à faire.

Vous vous intéressez depuis longtemps à cette notion de non-violence, de bienveillance, de compassion… D’où vous vient cette envie d’explorer la part positive de l’homme ?
C’est nourri de ma triple expérience : avocat pendant cinq ans au barreau de Bruxelles, conseiller juridique pendant dix ans dans une entreprise internationale, responsable-animateur bénévole d’une association d’aide aux jeunes en difficulté. Au travers de ces différentes expériences, j’ai été confronté à énormément de conflits interpersonnels. Des conflits qui, le plus souvent, naissaient de malentendus. Qui étaient eux-mêmes l’expression d’une combinaison de « mal-exprimé » et de « mal-écouté ». Et j’ai voulu comprendre, travailler sur ces questions de la connaissance de soi, du désir, de l’écoute, de l’empathie, de la compréhension de l’autre, etc. J’ai alors suivi une psychanalyse, avant de me former à différentes approches psychothérapeutiques, et particulièrement à la méthode de la Communication Non Violente avec son fondateur, Marshall Rosenberg.

Revenons un instant sur le mot « paix » qui est au cœur de votre ouvrage. Un mot qui, écrivez-vous, « suscite souvent chez ceux qui l’entendent un certain malaise, presque une gêne ».
Oui. David et moi avons, dans nos vies respectives, souvent rencontré des gens qui nous disaient : « C’est bien beau votre histoire de paix, mais on a bien d’autres priorités. » Aujourd’hui, on leur dit : n’y a-t-il pas précisément urgence plus grande que celle de ramener la paix dans le cœur des gens ? Globalement, oui, c’est un mot que l’on préfère mettre entre guillemets, un mot un peu désuet, voire gentillet, qui nous ramène aux mouvements pacifistes, à la guerre froide, aux Casques bleus stationnés là-bas. Face au mot « paix », on se sent empoté, maladroit, désorienté. Il n’évoque pas une réalité d’aujourd’hui, encore moins un apprentissage. Or, dans le contexte que l’on connaît, traversé à la fois par le terrorisme, les migrations, la xénophobie, les conflits géopolitiques, l’aspiration à la paix est au coeur de notre société. Nous voulons la paix, mais nous ne savons pas comment nous y prendre ! C’est comme si on se disait qu’elle (...)

=> Lire l’intégralité de cet entretien dans notre magazine.

Photo : D.R.

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