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Prendre le temps


Publié dans notre magazine n°Prendre le temps

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Publié dans notre magazine n°118 - novembre & décembre 2016

Agriculture - Bruxelles (Belgique)

Agroécologie en action

Les 9 et 10 décembre prochains, le mouvement Agroecology in action prendra ses quartiers à Tour & Taxis (Bruxelles). Des centaines d’associations, de chercheurs, d’agriculteurs et de citoyens soucieux de défendre une agriculture performante, respectueuse de l’homme et de la nature se retrouveront pour débattre et échanger. Un événement d’envergure sur fond d’initiatives solidaires et inspirantes.


ccphil sixcoins

Marjolein Visser, vous êtes agronome, professeur à l’ULB et membre du Groupe interdisciplinaire de recherche en agroécologie du FNRS. Que pèse aujourd’hui ce secteur en Belgique ?
Il est très difficile d’avancer des chiffres car, contrairement au bio par exemple, il n’y a pas de cadre défini, avec des normes précises. En Wallonie, on peut estimer que 10 % environ des fermes en activité se revendiquent au moins d’un aspect de l’agroécologie : la recherche d’une autonomie fourragère avec un retour à l’herbe pour nourrir son bétail plutôt que de dépendre d’aliments importés ; un intérêt marqué pour la défense des haies, des bois ou de l’agroforesterie ; le fait de fixer soi-même ses prix via des circuits de proximité, etc. Mais ce n’est pas une décision qui se prend du jour au lendemain. Dans un secteur qui traverse une crise dramatique, on cherche d’abord à augmenter sa marge nette, à retrouver une ferme viable, ce qui est une démarche légitime. Ce faisant, petit à petit, on découvre des ressources internes dévalorisées, de nouvelles pratiques, ou simplement d’anciennes pratiques à réhabiliter. C’est un processus lent, de transition, qui débouche sur une reconception radicale de la ferme au bout de 10, 15 ans seulement.

Et en Flandre ?
L’idée selon laquelle on peut sauver des fermes via l’agroécologie y est encore plus marginale. On peut estimer que l’on touche peut-être 1 % des exploitations. On est dans une agriculture davantage capitalisée, avec de grandes productions de volailles et de porcs élevés hors sol, de vastes cultures de légumes destinés à l’industrie de la surgélation, etc. En Flandre, le secteur est davantage conservateur et organisé autour du Boerenbond. Ce conglomérat d’activités financières autour de l’agriculture flamande est l’exemple typique de cette oligopsonie qui étrangle les fermes d’aujourd’hui : peu d’entreprises en amont et en aval de la production et beaucoup de producteurs. Le Boerenbond dispose d’un (...)

=> Lire l’intégralité de cet entretien dans notre magazine.

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