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Prendre le temps


Publié dans notre magazine n°Prendre le temps

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Publié dans notre magazine n°118 - novembre & décembre 2016

Culture - Soroti (Ouganda)

Geoffrey Oryema
 : « Pas besoin d’être triste pour composer »

Dans son dernier album, From the Heart, le chanteur d’origine ougandaise aborde le sujet des enfants-soldats et livre une musique tout à son image : grave, mais pleine d’espoir, ancrée en Afrique et imprégnée de rock. Rencontre avec un artiste engagé, qui utilise la « puissance de la musique » pour faire passer ses idées et soutenir de bonnes causes.

Celui que l’on surnomme parfois le Leonard Cohen africain a fait résonner sa voix de baryton dans les murs de la Cité Miroir à Liège le 30 septembre dernier. Interprétant les chansons de son dernier album, From the Heart, sorti en 2010, Geoffrey Oryema a confirmé sa démarche musicale puissante et métissée, entre les soubresauts de la guitare électrique et la cadence des percussions africaines.
Depuis son premier disque, Exile, sorti en 1990, qui fut un immense succès, Geoffrey Oryema mène une carrière d’artiste engagé et inquiet quant à l’avenir de son continent natal. Dans From the Heart, il dénonce l’utilisation d’enfants-soldats en Ouganda, une cause pour laquelle il milite depuis plus de dix ans et qui l’a mené, en 2010, devant l’Assemblée générale de l’ONU pour y interpréter sa Lettre au commandant Joseph Kony, une chanson adressée au chef des rebelles de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA).
Ce groupe rebelle, qui a enlevé et réduit à l’esclavage des dizaines de milliers d’enfants-soldats depuis plus de 15 ans, lutte pour renverser le président ougandais et instaurer une théocratie fondée sur la Bible. « J’ai été invité par l’ONU parce que je suis un artiste ougandais, et qui plus est originaire de la même région que Joseph Kony. Nous sommes de la même ethnie (acholi), nous parlons la même langue », explique l’artiste qui s’efforce dans cette lettre de ne pas juger ni accuser. Geoffrey Oryema veut avant tout comprendre et espérer : « Je rêve tellement de la paix. Il n’y a pas de mots pour décrire ce que je ressentirais si Joseph Kony acceptait de déposer les armes. » Le chanteur sait pourtant combien l’idéal pacifiste qui l’anime peut être mis à rude épreuve et combien certains événements de la vie peuvent faire basculer un homme « du mauvais côté ».
En 1977, Geoffrey Oryema fuit son pays, alors sous le joug d’Amin Dada, après que son père, numéro deux du gouvernement, a été (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

Photo : Goldo/Dominique Houcmant

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