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Prendre le temps


Cultures - Saint-Josse (Belgique)

Awsa-be :
Arabes, laïques et féministes

Chorale, clubs de lecture, pièce de théâtre, expositions… Par la culture, l’association féministe et laïque de femmes d’origine arabe Awsa-be, installée à Saint-Josse, favorise le débat et casse les clichés.


Awsa-be

« Je cherchais une chorale en arabe, laïque et féministe. Je n’imaginais pas que cela puisse exister. Et pourtant si ! » Dans une petite salle confortable de la Boutique culturelle d’Anderlecht, la jeune Alexandra retrouve ce soir-là une quinzaine d’autres chanteuses, ainsi que Karim, leur professeur, et son violon. Au programme, la découverte du très bel hymne national irakien.
Les paroles sont distribuées : d’un côté en arabe et en français, de l’autre en phonétique. Après un apprentissage de la mélodie à coups de « lalala » au rythme de l’archet de Karim, Nadine, qui connaît le chant, lit les couplets les uns après les autres. Puis tout le monde se lance : « Mawtini, mawtini… Comment ça se prononce Fi Rubak ? » En un peu plus d’une heure, tout l’hymne se met à résonner doucement.
Les femmes [1] qui sont ici font partie de la chorale de l’Arab Women’s Solidarity Association Belgium (Awsa-be), une association féministe, arabe, et laïque. Certaines parlent la langue arabe depuis l’enfance, d’autres l’ont apprise, d’autres encore en apprécient la musicalité mais ne la comprennent pas. Jeunes femmes ou dames plus âgées, cheveux couverts ou pas, belges, libanaises, marocaines, italiennes… « C’est vraiment très chouette, sourit Georgia, car si nous avons des valeurs communes, le groupe, lui, est très varié. »
Pour Alexandra, il y a vraiment un engagement politique dans sa participation à cette chorale. « Le monde arabe, ce n’est pas que des terroristes ! J’ai trouvé ici une famille, nous sommes devenues amies très rapidement. » Pour Sarah, « c’est plus une sensation » : « J’ai besoin de venir le mardi, je me sens bien, en sécurité. C’est pour moi un accès à (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

[1La chorale est ouverte aux hommes, mais aucun n’était présent en cette rentrée.

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