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Permaculture humaine

Imagine la transition

Si la permaculture commence à se développer en agriculture, la permaculture humaine, qui repose sur les mêmes principes systémiques, est quant à elle moins connue. Elle est pourtant utile pour entrer en transition. Rencontre avec Bernard Alonso, formateur au Canada, de passage récemment en Belgique.


Hélène Marquer

Qu’entend-on par permaculture « humaine » ?
La permaculture est une tentative de copier les mécanismes de notre écosphère qui, faut-il le rappeler, a tout de même 4,5 milliards d’années d’existence !
Dans notre culture, l’humain s’est positionné au centre de tout, en pillant un monde qui lui semblait inférieur. La permaculture nous invite à nous remettre « à niveau ».
L’être humain est le seul à pouvoir créer des écosystèmes, c’est son but. Par ce terme, il faut entendre différents systèmes qui se mettent ensemble pour fabriquer de l’énergie – une énergie qui se traduit par des bébés, des végétaux, des entreprises… Celui que nous avons créé pour l’instant, l’écosystème industriel, ne fonctionne pas. Il nous faut redevenir des êtres naturels, sortir de l’idée que l’on peut tout exploiter sans conséquences.
50 % de l’objectif des hommes, c’est de s’élever en conscience, d’être bien ; 50 % de pérenniser la vie, celle de ses descendants et de son environnement. Il doit donc veiller à ce que les premiers 50 % n’aient pas d’impact négatif sur les seconds.
La permaculture n’est pas une méthode, c’est plutôt du bon sens.

Quels liens voyez-vous entre la permaculture et la transition ?
L’humanité est en danger, nous pouvons utiliser la permaculture pour réussir la transition et notre adaptation à un monde dans lequel nous devons composer avec la fin du pétrole, la fin du modèle industriel, de l’humain consommateur, et les changements climatiques.
Sortir de cette impasse est un défi ! La nature s’adapte lentement, faisons aussi notre part de chemin.
La permaculture est souvent réduite à son application dans l’agriculture. Mais elle couvre en réalité tous les domaines.

Vous êtes formateur en permaculture humaine, à quoi ressemble le travail que vous effectuez avec les groupes que vous accompagnez ?
Nous partons de l’individu, qui doit parvenir à des prises de conscience. C’est un travail en spirale, qui part du « je ». Les participants sont confrontés à des mécanismes dysfonctionnels. Par exemple, nous nous positionnons en général comme « d’accord » ou « pas d’accord » avec les opinions des autres.
En permaculture humaine nous proposons de voir si nous ne pourrions pas (...)

=> Lire l’intégralité de cette rubrique « Imagine la transition » dans notre magazine.

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