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Apprendre


Publié dans notre magazine n°Apprendre

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Publié dans notre magazine n°119 - janvier & février 2017

Enquête

Des études supérieures,
mais à quel prix ?

De plus en plus d’étudiants ont accès aux études supérieures, mais le coût de celles-ci ne cesse de grimper et la précarité gagne du terrain sur les campus. Boursiers, bénéficiaires du CPAS, demandes d’aides sociales : tous les chiffres sont au rouge. Imagine a mené l’enquête parmi ces nouveaux étudiants précaires, entre petits jobs, débrouille et disette.

« Mes parents travaillent tous les deux, mais ils ont de petits salaires. Sans mes revenus comme jobiste et des soutiens à gauche et à droite, je ne pourrais très clairement pas faire d’études supérieures », raconte Sarah, étudiante en 2e bac en kiné à l’UCL [1].
« Ma mère nous élève seule avec mes deux frères. Je vis la semaine chez une tante à Ixelles pour éviter les trajets et le kot. La gratuité de l’enseignement, ça me fait doucement rire. On doit sans cesse débourser pour l’achat de matériel, les visites de musées, les photocopies… J’ai fait le compte ce moisci, j’en ai eu pour plus de 180 euros ! », explique Sophie, en dernière année dans une haute école artistique bruxelloise.
« Malgré ma bourse et mon revenu d’intégration du CPAS qui, pour un cohabitant, s’élève à 567 euros par mois, je ne m’en sors plus, le coût de la vie a tellement augmenté : le loyer, l’énergie, les transports… », soupire Vincent, en 1er master en communication à l’ULB.
Les jeunes sont loin d’être égaux devant les études supérieures, on le sait. Mais de l’avis général, la situation sur les campus s’est fortement détériorée ces dernières années. Comme en témoignent différents indicateurs – tous en hausse – auxquels nous avons eu accès : le nombre d’étudiants relevant du CPAS, les étudiants boursiers, les demandes d’aide au sein des services sociaux, etc.
« Les frais scolaires pèsent de plus en plus lourd dans les budgets des ménages. De nombreuses familles, et pas seulement les plus précaires, sont sous pression financière. Et pour garder la tête hors de l’eau on fait appel à la solidarité familiale (parents, grands-parents…) mais qui, dans un contexte de crise économique, se fissure peu à peu, on a recours à l’aide sociale, on renonce à des projets d’études avec un phénomène inquiétant d’autocensure », s’alerte François Bertrand, chargé d’études à la Ligue des familles. Qui, aux côtés de la Fédération des étudiants francophones (FEF) et de la Fédération des CPAS de Wallonie et de Bruxelles, a décidé de tirer la sonnette d’alarme pour (...)

=> Lire l’intégralité de notre enquête ici.

[1Les prénoms des différents témoins ont été modifiés.

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