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Le carnet de... Michel Cermak, chargé de recherche et de plaidoyer au CNCD-11.11.11, coordinateur du National Stop TTIP & CETA Day

« Ensemble, on a un peu bousculé le CETA »

Je suis un lobbyiste, mais un gentil. Mon travail, pour faire simple, c’est de convaincre nos élus d’œuvrer en faveur du développement. Ma spécialité, ce sont les politiques commerciales. Je ne travaille jamais seul : plus on est nombreux, plus on est entendus.
Le mois d’octobre 2016 a été intense. Collectivement, on a chamboulé – un peu – un projet de traité porte-étendard de la mondialisation dérégulée.

20 septembre : la grande mobilisation
Lever à 6 heures, j’ai rendez-vous avec la police et l’installateur du podium pour la flash mob géante du soir. C’est parti pour une des journées les plus intenses de ma vie. Ça fait des mois que l’on oeuvre à rassembler un maximum de monde, parce que dans trois jours les ministres européens du commerce décideront si le CETA, le premier traité transatlantique, sera signé. Nous avons rassemblé des dizaines d’organisations, du mouvement Tout Autre Chose à Test-Achats en passant par les producteurs de lait, en s’efforçant de se mettre d’accord sur des messages communs. J’ai coordonné l’écriture de livrets et de tracts afin d’informer le public concernant les impacts concrets de ce traité sur nos vies.
Si je devais résumer à grands traits pourquoi il faut stopper le TTIP et son cheval de Troie le CETA, je dirais qu’il ne s’agit pas de simples accords de commerce, ceux-ci sont lourds de conséquences dans différents domaines : ils pourraient détruire des milliers d’emplois, réduire les salaires, augmenter les inégalités, détériorer les conditions de travail, « marchandiser » l’accès à la santé et à l’enseignement, empêcher l’interdiction de produits toxiques, augmenter encore la pression sur les petits agriculteurs, affaiblir la protection de la vie privée et marginaliser davantage les pays en développement sur la scène internationale. Plus fondamentalement, ces traités posent la question de la mondialisation, avec des entreprises qui deviennent transnationales, donc au-dessus des Etats, de leurs lois et de leurs tribunaux.
De festivals en débats publics, nous avons été des centaines à mener ce long travail d’information, d’analyse et de plaidoyer. Le mardi soir, nous sommes 15 000 à occuper le rond-point Schuman face aux institutions européennes. Une marée humaine chante en chœur, c’est un réel succès. (...)

=> Lire l’intégralité de ce carnet dans notre magazine.

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