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Apprendre


Publié dans notre magazine n°Apprendre

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Publié dans notre magazine n°119 - janvier & février 2017

Asile

Couvin : Assistance aux réfugiés ou business ?

Eté 2015. Confrontée à un afflux important de demandeurs d’asile venus de Syrie, la Belgique créait 10 000 nouvelles places d’accueil. Dans la foulée, le gouvernement fédéral ouvrait ce marché public aux sociétés privées (Imagine mai-juin 2016). Après un an d’exercice, le bilan de leur gestion reste controversé. Enquête sur le centre de Couvin géré par la société Refugee Assist, dirigé pendant un temps par un élu N-VA et ex-conseiller du ministre-président Geert Bourgeois.


Meve

« Sans gêne. » En un tweet lapidaire posté en février dernier, le secrétaire d’Etat Theo Francken attaquait des demandeurs d’asile hébergés à Couvin qui manifestaient contre leurs conditions d’accueil. Avant de remettre le couvert, sur Facebook cette fois : « J’ai passé six années à l’internat, et il n’y avait qu’une seule règle : manger ce qu’il y avait sur la table. »
Le franc-tireur de la N-VA faisait une nouvelle fois la preuve de sa redoutable efficacité médiatique.
De quoi se plaignaient-ils, ces étrangers, hébergés justement dans un ancien internat  ? Ne bénéficiaient-ils pas du « bed, bad en brood » (lit, bain et pain) prévu par le cahier des charges de Fedasil ? Quelques jours plus tard, un inspecteur de l’agence fédérale, dépêché sur place, se déclarait d’ailleurs « rassuré » par les conditions d’accueil. Selon cette version officielle, le gestionnaire privé offrait à peu de chose près le même service que les autres prestataires. « Il n’y a pas forcément du papier toilette dans toutes les chambres mais il y en a 3 500 rouleaux dans le centre. J’ai vérifié 25 chambres au hasard. C’est vrai qu’il manque par exemple des cadenas ou du mobilier, mais ils n’ont pas trop à se plaindre concernant l’infrastructure », déclarait l’inspecteur aux médias. Tout ça pour quelques rouleaux de papier hygiénique ?

Des débuts difficiles
Contrairement aux autres gestionnaires privés, la SCRL Refugee Assist, qui exploite le centre de Couvin, n’avait aucune expérience au moment d’entamer ses activités. Elle a été créée à l’automne 2015, pour répondre à l’appel d’offre fédéral lancé quelques semaines plus tôt, face à l’afflux de Syriens. « Les demandeurs d’asile ont créé un nouveau marché. C’est un état de fait », constatait à l’époque l’un des actionnaires principaux de la société, Siegfried Decoster1. Sur son site web, la société proclame que « le rendement financier compte, mais il est subordonné à l’impact sociétal positif que nous visons à travers notre accueil et notre accompagnement ».
Peu après sa constitution, la société acquiert un ancien internat, sur les hauteurs de Couvin, (...)

=> Lire l’intégralité de cette enquête dans notre magazine.

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