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Agir


Publié dans notre magazine n°Agir

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Publié dans notre magazine n°119 - janvier & février 2017

Environnement

Climat déboussolé,
migrations forcées

Hausse des températures, montée des eaux, catastrophes naturelles… Autant de désordres climatiques qui, à l’avenir, vont s’intensifier et provoquer des migrations en nombre. Créé en novembre dernier, l’Observatoire Hugo (ULg), unique au monde, s’efforce d’anticiper ces mouvements futurs et d’alerter les décideurs politiques.


UN Photo/Logan Abassi

Chaque année, un milliard de personnes s’exilent loin de chez elles, selon l’Office international des migrations  : 740 millions se rendent dans une autre région au sein de leur pays et 232 millions franchissent une ou plusieurs frontières pour se réfugier dans une autre partie du monde. Combien, parmi ces migrants, fuient des désordres climatiques qui leur rendent la vie impossible ? « L’estimation est compliquée à faire, car les populations se mettent rarement en mouvement pour une seule raison, explique François Gemenne, directeur de l’Observatoire Hugo de l’ULg, dédié aux migrations environnementales. Prenons les migrations massives qui vont aujourd’hui d’Afrique vers l’Europe. Les pays européens estiment que ce sont des migrations économiques. Mais en Afrique, où l’immense majorité des gens vivent de l’agriculture, économie et environnement se confondent. Les pluies deviennent irrégulières, les sols se dégradent et les paysans sont ruinés. Doit-on dire qu’ils fuient la pauvreté ou un environnement dévasté ? Il y a quelque chose d’artificiel à trancher la question. »
L’Internal Displacement Monitoring Centre calcule cependant qu’une moyenne de 21,5 millions de personnes fuient chaque année une catastrophe liée aux désordres climatiques. « C’est une estimation approximative, reprend le chercheur, basée sur la compilation des chiffres transmis par les agences humanitaires. »
Le chiffre de l’IDMC se limite en effet aux populations fuyant une catastrophe soudaine causée par un typhon, un tremblement de terre ou des inondations, sans tenir compte des personnes chassées par des phénomènes plus lents comme l’irrégularité des pluies ou la dégradation des écosystèmes.
A l’avenir, combien seront ces réfugiés climatiques ? « Leur nombre est impossible à estimer [1], affirme l’expert, tout dépendra de l’ampleur du réchauffement, sera-t-il de 2, 3 ou 6 degrés, et des politiques qui seront mises en place : va-t-on ériger des murs ou au contraire répartir les migrants à travers le monde ? »
Aujourd’hui, les premières causes de déplacements de populations sont les inondations, les tempêtes et les hausses de température. « Cet été, à Phoenix, la capitale de l’Arizona, reprend François Gemenne, le thermomètre a dépassé durant plusieurs jours les 49°. Le corps humain ne peut supporter de telles températures. Il est clair qu’à l’avenir certaines régions du monde vont devenir (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

[1L’écologiste britannique Norman Myers a estimé que les désordres climatiques feront 150 millions de réfugiés à l’horizon 2050. Un autre Britannique, Nicholas Stern, a ensuite repris ce chiffre dans son rapport sur l’économie des changements climatiques. Le succès de ce rapport, devenu un ouvrage de référence, a imposé l’estimation de 150 millions de réfugiés dans nombre d’articles de journaux et de rapports officiels. Son concepteur, Norman Myers, l’a par la suite revu à la hausse, mentionnant 200 millions de réfugiés, sans cependant développer la méthodologie utilisée pour obtenir cette estimation.

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