article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3

Prendre le temps


Publié dans notre magazine n°Prendre le temps

Publié dans notre magazine n°Prendre le temps

Publié dans notre magazine n°Prendre le temps

Publié dans notre magazine n°119 - janvier & février 2017

Grand entretien

Jean Ziegler :
« Sous la braise en apparence mourante couve le feu »

Sociologue, altermondialiste, ancien rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation, puis vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme à l’ONU, Jean Ziegler reste, à 82 ans, un intellectuel alerte, combatif et plus que jamais porté par l’espoir. Dans son vingt-quatrième ouvrage intitulé Chemins d’espérance, ce grand partisan de la paix retrace avec passion et critique ses combats gagnés ou perdus, avant d’attaquer de front les Nations unies « moribondes » et tous les « prédateurs du capitalisme financier mondialisé ». Rencontre avec un homme debout, entre Marx, Rousseau et Dostoïevski.

Jean Ziegler est un grand homme, au propre comme au figuré. Ce mardi de décembre, confortablement installé dans le salon d’un hôtel bruxellois, on l’écoute, vibrant et savoureux, embarqué sur ses Chemins d’espérance. Un brin lyrique et enflammé parfois, à l’image du sous-titre de son dernier ouvrage – Ces combats gagnés, parfois perdus mais que nous remporterons ensemble –, mais toujours passionnant et jamais complaisant.
Dans ce carnet de route, il fait œuvre utile en revenant aux fondements des Nations unies (le multipartisme, la Déclaration universelle des droits de l’homme…), en fustigeant l’impérialisme américain, en dénonçant les « oligarchies capitalistes » qu’il qualifie de « cannibales du monde », et en égrenant çà et là ses souvenirs diplomatiques, ses espoirs déçus, ses rencontres avec une kyrielle d’hommes d’Etat, mais aussi de dictateurs, de Kabila à Kadhafi, en passant par Saddam Hussein, avant de placer tous ses espoirs du côté de « l’incroyable vitalité, la force de création, la fraternité agissante de la société civile ».
On l’écoute et quand, entre deux gorgées d’eau, Jean Ziegler cite le philosophe allemand Ernst Bloch, « En avant vers notre racine  ! », on a forcément envie de le suivre.

Après avoir traqué la faim dans le monde, les banquiers suisses, les pouvoirs africains, les seigneurs du crime, les djiadistes et bien d’autres pouvoirs, vous avez choisi, dans ce vingt-quatrième livre, de « faire une pause sur le côté du chemin ». Pour, dites-vous, vous « donner l’illusion de produire du sens » et de « lutter contre la mort ».
En effet, car les deux aspects sont liés. Nous ne sommes pas sur Terre par hasard et la mort me hante, oui, comme tout le monde. Sartre disait : « Toute mort est un assassinat. » Il y a une mort naturelle, celle du corps. C’est un mécanisme psychophysiologique. Notre structure cellulaire se renouvelle tous les sept ans et, au fil du temps, le processus se ralentit et au bout il y a la mort physique.
Par ailleurs, nous avons une conscience qui habite ce corps et le destin de cette conscience est cumulatif. Mon petit fils de cinq ans, qui est très intelligent, a évidemment moins de conscience que moi. La conscience est destinée à l’infini, c’est pour ça que la résurrection est une évidence à mes yeux.
Au bout du compte, j’avais besoin de réaliser ce travail de critique historique et de mise en perspective pour aussi, modestement, apporter des armes aux hommes et aux femmes de bonne volonté.

L’occasion de faire aussi votre coming out en déclarant votre attachement à la fois au marxisme et à la religion.
Oui, je suis un bolchévique qui croit en Dieu ! (Rires.) Pour abattre cet ordre cannibale du monde, il faut utiliser la (...)

=> Lire l’intégralité de ce grand entretien dans notre magazine.

Autre(s) article(s) sur le même thème :

article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3


Trois petits tours et puis...

Ne boudons pas notre plaisir : Sarkozy est au tapis. Le Hobbit bling-bling de Neuilly est (...)

Lire la suite

Un monde
qui prend l’eau

Depuis 10 ans, le photographe sud-africain Gideon Mendel parcourt le monde à la rencontre de (...)

Lire la suite

Cache-cache
avec le loup

Dans son dernier film La Vallée des loups qui sort sur nos écrans, le cinéaste Jean-Michel (...)

Lire la suite