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Agir


Carol Jacob :
la voix des femmes haïtiennes

Avec son association Solidarité des femmes haïtiennes (Sofa), Carol Jacob mène un combat de tous les instants contre les violences, le patriarcat et la pauvreté qui frappent de plein fouet les femmes de son pays. Rencontre avec une juriste en résistance.


UN/Photo Sophia Paris

« En Haïti, être une femme seule à la tête d’une fratrie, c’est la norme. Beaucoup d’hommes politiques sont d’ailleurs eux-mêmes issus de familles monoparentales. Aussi, ils estiment que c’est une situation normale. Ils ne bougeront pas tant qu’on ne les poussera pas à prendre des initiatives », explique Carol Jacob, coordinatrice de l’organisation Solidarité des femmes haïtiennes (Sofa). Mère de deux enfants qu’elle élève avec son mari, cette juriste de formation fait quasi figure de privilégiée dans cette petite république des Caraïbes classée aujourd’hui parmi les pays les plus pauvres de la planète.
« Chez nous, 8 femmes sur 10 vivent dans la pauvreté. Et comme si cela ne suffisait pas, elles sont particulièrement exposées aux violences conjugales, aux viols, aux agressions en rue. Par ailleurs, elles ont été victimes du banditisme politique lié, notamment, au coup d’Etat et à la chute du président Aristide en 2004. Beaucoup de Haïtiennes ont subi alors des violences sexuelles infligées par les milices paramilitaires », s’indigne Carol, qui milite activement pour le droit des femmes dans son pays.
Fondée en 1986, à la fin du régime de l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier, dit « Baby Doc », qui, avec son père François, a tenu Haïti d’une main de fer durant 30 ans, l’association Sofa est le plus ancien et le plus influent des mouvements féministes haïtiens.
En 1994, elle a même participé, à la demande du président Aristide, à la création du futur ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes. Aujourd’hui, la Sofa est devenue le principal interlocuteur de ce département essentiel dans un Etat en pleine reconstruction. « Nous faisons écho aux besoins quotidiens des femmes, se félicite Carol Jacob. Mais surtout, nous défendons avec acharnement l’existence même de ce département qui est régulièrement attaqué par (...)

=> Lire l’intégralité de cette rencontre dans notre magazine.

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