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Environnement

Les fochalles,
de la décharge
à la permaculture

A Wavreille, près de Rochefort, le Mouvement Clanic a bâti un espace de vie et de culture au départ d’une ancienne décharge illégale. Un modèle à suivre pour d’autres endroits pollués ou sinistrés ? Visite d’un laboratoire écologique et humain né sur « les ruines du capitalisme ».


Benjamin D’Huyvetter

Une fois passée la petite ville de Rochefort et sa fameuse abbaye, prenez la rue de Rametenne, en direction de Wavreille. Arrivés au rondpoint avec sa pompe à essence et sa friterie, prenez la route à gauche. Passez quelques arbres, et un chemin vers la droite vous mènera à destination : vous voilà aux Fochalles, « les fossés » en wallon. Un terrain un peu vague, des arbres, des taillis et des vallons qui descendent vers le village de Forrières, en contrebas.
« La petite Fochalle était un terrain de vacances qui appartenait autrefois à ma famille, raconte Fred Dupont. Enfant, je venais jouer là, construire des cabanes. »
Les enfants grandissent, le terrain est un peu oublié, et personne n’y vient plus. Jusqu’au jour où, après dix années d’abandon, Fred décide de le réinvestir.
La végétation a évidemment envahi l’espace, mais le puits creusé par ses grandsparents est toujours là. Par précaution, il fait analyser son eau, découvre alors qu’elle est pleine de métaux lourds et que, sous la végétation, ce sont des mètres cubes de déchets qui emplissent la petite Fochalle ! « La grande Fochalle était devenue une décharge pour l’entrepreneur qui la possédait :
12 000 m³ de cochonneries, surtout des déchets de construction, recouverts d’un peu de terre. Et puis comme le chemin était accessible, tous les habitants du coin sont venus déverser ici leurs saletés. On a retrouvé des Pampers par dizaines, une centaine de batteries – alors même qu’il y a un bassin de captation dans le fond de la vallée ! »

Membre du collectif d’associations et fondations le Mouvement Clanic, Fred Dupont décide de mobiliser les ressources de ce dernier pour se lancer dans la dépollution de son terrain – et de celui du voisin, racheté alors pour un euro symbolique [1] « Les communes ne bougent pas, la Région wallonne n’a pas d’argent, c’est du coup aux citoyens de dépolluer. Le mouvement est agréé par l’Onem, les chômeurs peuvent venir travailler comme volontaires, je suis en lien avec les maisons de justice, des peines de travail ou des travaux d’intérêt général peuvent être effectués ici. »
Le Mouvement Clanic se mobilise. Un engin d’excavation est appelé en renfort. Et des chantiers de (...)

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[1La propriétaire ayant été condamnée à une énorme amende était ravie de s’en défaire..

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