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Du Nord au Sud. Et à l’envers

Africa unite

Né à la fin du 19e siècle, dans les Caraïbes, chez les descendants d’esclaves, le mouvement panafricaniste renaît aujourd’hui sous des formes nouvelles, porté par des (jeunes) collectifs citoyens qui ont soif de liberté et d’unité. Et rêvent d’une conscience africaine commune au continent et à sa diaspora.


Midia Ninja

Avec l’émergence des mouvements citoyens animés d’un esprit d’unité comme Balai citoyen (au Burkina Faso), Y’en a marre (Sénégal), Filimbi ou La Lucha (Congo), qui s’affirment ces dernières années sur tout le continent, on voit émerger une nouvelle forme de panafricanisme, constate Kalvin Soiresse, journaliste togolais installé en Belgique. Au sein de la diaspora, des jeunes gens s’engagent pour faire entendre leur voix. A l’image de ces militants qui, récemment encore, ont demandé aux autorités de la commune d’Ixelles, en région bruxelloise, de rebaptiser l’une de ses places en place Lumumba. »
Le panafricanisme, mouvement de pensée et d’action politique qui rêve d’unifier le continent africain, de le connecter à la diaspora et de le faire dialoguer sur un pied d’égalité avec le reste du monde, connaît aujourd’hui une petite renaissance au travers de centaines de mouvements citoyens qui l’animent en Afrique, en Europe ou sur le continent américain.
« La chape de plomb des dictatures des Mobutu, Bokassa et autre Amine Dada avait mis l’idée sous le boisseau, poursuit le journaliste. Longtemps, l’idéal panafricain n’a subsisté qu’au travers de la musique ou d’événements sportifs comme la très populaire Coupe d’Afrique des nations (la CAN) qui met en compétition toutes les équipes nationales de football. Cet idéal revient aujourd’hui en force porté par de nouveaux mouvements sociaux. En Belgique, on voit des collectifs s’interroger sur le passé colonial, militer contre les discriminations ici, pour l’unité en Afrique là-bas, et contre le capitalisme partout dans le monde. »
Porté par des médias dont l’audience dépasse les frontières, comme Africa 24, Télé Sud ou l’hebdomadaire Jeune Afrique, l’esprit panafricain est défendu par une foule d’associations qui multiplient les manifestations, rencontres et publications. L’historien Amzat Boukari-Yabara milite dans l’une des plus dynamiques d’entre elles, la Ligue Panafricaine-Umoja. Basée à Paris, celle-ci s’attache à tisser un réseau d’antennes à travers tout le continent pour relayer son message. « L’Afrique est partagée en Etats- Nations érigés sur des territoires superficiels, dénonce Amzat Boukari-Yabara. Leurs frontières ne correspondent pas aux pratiques des populations, elles empêchent la constitution de bassins démographiques suffisamment vastes pour permettre un développement économique. Il convient de placer la question des frontières et de leur absurdité au cœur de (...)

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