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Agir


Nucléaire

Le mouvement antinucléaire
remobilisé ?

Le 25 juin dernier, 50 000 citoyens ont formé une gigantesque chaîne humaine de 90 kilomètres entre Tihange et Aix-la-Chapelle pour réclamer la fermeture des réacteurs fissurés de Tihange 2 et Doel 3 et une autre politique énergétique, plus verte et plus juste. Cela annonce-t-il un renouveau de l’activisme antinucléaire ?

« C’était vraiment beau à voir », sourit une participante. « Ce fut un moment à la fois simple, festif et politique », se félicite un autre. « On entendait parler allemand, néerlandais, anglais. Il y avait des gens de tous horizons, simplement heureux d’être là », ajoute un troisième « enchaîné » qui, le 25 juin dernier, entre 14 et 15 heures, a participé à cette immense chaîne humaine rassemblant plus de 50 000 citoyens entre Tihange et Aix-la-Chapelle.
Une action organisée par la plate-forme Stop Tihange regroupant des associations de trois pays (Belgique, Allemagne, Pays-Bas) – Fin du nucléaire, le mouvement 11 mars, WISE et Aachener Aktionsbündis gegen Atomenergie (AAA) –, autour de quatre revendications : la fermeture immédiate des réacteurs fissurés de Tihange 2 et Doel 2, la réalisation d’économies d’énergie « associées à 100 % d’énergie renouvelables », une électricité accessible à « un juste prix » pour tous les Belges et une politique de transition qui soit « socialement juste en termes d’emplois ».
Parmi ces 50 000 manifestants, il y avait environ 10 000 Belges, venus de partout (Genappe, Eupen, Anvers, Bruxelles, Namur…). En famille, déguisés, en fanfare, munis de calicots. Par petits groupes, kilomètre après kilomètre…
Il y avait des militants antinucléaires de la première heure, beaucoup de jeunes, des associations environnementalistes (Climat Express, Les Amis de la Terre, Réseau Transition…), des collectifs de voisins, des mouvements citoyens (Tout Autre Chose, Acteurs des Temps présents…), des coopératives d’énergie et seulement deux partis politiques (Ecolo et le PTB).
« Quand on sait que la manifestation après Fukushima avait drainé environ 2 000 personne, on peut parler d’un succès. Mais c’était loin d’être gagné d’avance ! », reconnaît volontiers Line Brasseur, l’une des organisatrices. « Les ONG sont restées longtemps au balcon, un peu dubitatives. Les médias n’y ont pas cru. Et les préparatifs n’ont pas toujours été simples », ajoute Benoît Dupret, de l’ASBL Fin du nucléaire.
A l’origine, l’idée est venue d’Allemagne, au sein de l’association AAA. « Ils sont bien plus mobilisés que nous sur le nucléaire et ils avaient par ailleurs l’expérience d’une chaîne similaire de 120 kilomètres », précise Clémentine Squévin, autre cheville ouvrière de l’action du 25 juin.
Les Allemands ont amené la logistique, le financement (environ 120 000 euros, qui ont permis de rémunérer deux emplois à mi-temps pendant trois mois), mais aussi leur large réseau de militants.
De leur côté, les Néerlandais (Maastricht, Limbourg…) se sont également mobilisés en masse : « Il suffit de voir le nombre d’affichettes Stop Tihange apposées aux fenêtres de l’autre côté de la frontière, c’est impressionnant, constate Fabrice de Bellefroid, administrateur de Nature & Progrès. En cas de pollution radioactive à Tihange, ils savent qu’ils seront en première ligne. Les citoyens se mobilisent, la presse en parle. Bien plus que chez nous, ce qui est finalement un peu paradoxal.  »
Une mobilisation qui a porté ses fruits : « On a tout construit en trois mois (la communication, les inscriptions à la chaîne, la logistique…). Avec beaucoup d’énergie, mais aussi énormément d’improvisation ! », sourit Line. Entre les réunions transfrontalières par Skype ou de visu, les conflits d’egos, les divergences de vue avec certains activistes d’extrême gauche (LCR), la collaboration avec la police et les communes… Et un soutien de taille, l’acteur et réalisateur Bouli Lanners. « Un parrain d’exception ! », se félicite Clémentine. Sa vidéo a été vue plus de (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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