article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3

Agir


Quand les recycleurs
de moquette se défilent

Près de 300 millions de m2 de moquette ont été fabriqués en 2016 en Belgique, soit de quoi couvrir presque deux fois la Région bruxelloise. Le processus de fabrication de ces tapis-plains est assez énergivore (composants pétrochimiques, eau et électricité). Et, en fin de parcours, la grande majorité de ceux-ci sont soit brûlés, soit mis en décharge. Des solutions de recyclage existent, mais elles restent encore marginales.


Will Rose

Les moquettes ont une vie courte, trop courte. Celles qui servent de revêtement de sol dans les bureaux sont ainsi remplacées au bout d’une dizaine d’années. Et dans le secteur de l’événementiel (foire, salon…), leur vie se compte en jours. Chaque année, en Europe, près de 1,6 millions de tonnes de tapis usagés finissent ainsi dans des décharges publiques ou dans des incinérateurs. Sans réflexion écologique à la clé, ou si peu, autour d’un matériau mal conçu, vite jeté, classé parmi les déchets encombrants et trop rarement recyclé.
La Belgique est le second producteur mondial de tapis-plain après les Etats-Unis. Avec cinq grandes sociétés qui dominent le marché (Balta, Beaulieu International Group, Belgotex, Desso et Lano Carpets), 96 % de la production belge sont destinés à l’exportation. A Bruxelles, comme dans toutes les grandes villes où l’on rénove et construit à tour de bras bureaux, commerces et autres open spaces, le secteur de la construction procède très fréquemment au remplacement de milliers de m2 de tapis « usagés » [1].
Dans un rapport de 2013, l’ASBL Rotor, spécialisée dans la revalorisation des déchets de construction, rappelle ainsi qu’« il est très fréquent de tout remplacer dans un bureau pour que l’on puisse donner aux prochains locataires une impression de nouveau. Ceux-ci remplaceront facilement un sol s’ils n’aiment pas la couleur ou le dessin. »
En moyenne, la moquette est remplacée tous les 7 à 10 ans.
Dans le secteur de l’événementiel, on est également à l’ère du jetable : les organisateurs privilégiant les moquettes à coller au sol plutôt que des modèles réutilisables.
Ainsi, au salon de l’auto, qui représente l’un des événements les plus fréquentés de Belgique (plus de 400 000 visiteurs en janvier 2017), on déroule plus de 105 000 m2 de tapis-plain pour 10 jours de salon !
Selon Damien Polard, account director chez Yuzu Event, « les temps de montage et de démontage des expositions sont de plus en plus courts. A la fin de l’événement, tout est replié dans le tapis, puis jeté dans un container ».
L’espace d’exposition est rentabilisé au maximum avec une présence maximale d’exposants, ce qui génère davantage de déchets et laisse moins de place (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

[1A Bruxelles, le fabricant Desso a par exemple récupéré 32 000 m2 de dalles de moquettes de l’ancien siège de BNP Paribas au Ravenstein.

article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3


Le mouvement antinucléaire
remobilisé ?

Le 25 juin dernier, 50 000 citoyens ont formé une gigantesque chaîne humaine de 90 kilomètres (...)

Lire la suite

Olivier De Schutter :
« La Transition se bâtit aussi autour d’un récit collectif »

Depuis un an, à l’Université de Louvain (UCL), une dizaine de chercheurs (juriste, (...)

Lire la suite

La deuxième vie
des trains

Que devient le matériel roulant de la SNCB lorsqu’il est hors d’usage ? Imagine a (...)

Lire la suite

Copenhague,
à nouveau la plus bicycle-friendly

cc Mikael Colville - Andersen L’index de Copenhague est un classement établi tous les (...)

Lire la suite

Insolentes richesses

©Paolo Woods et Gabriele Galimberti – INSTITUTE « Les écarts de fortune, ça ne peut pas (...)

Lire la suite

Des Sioux
contre la finance

Aux Etats-Unis, les Sioux de Standing Rock se sont opposés à la construction du Dakota Access, (...)

Lire la suite