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Agir


Combat(s) de là-bas

Des Sioux
contre la finance

Aux Etats-Unis, les Sioux de Standing Rock se sont opposés à la construction du Dakota Access, un oléoduc qui menace leur communauté dans le Nord-Dakota. En vain. Aujourd’hui, ils dénoncent les pollutions générées par les énergies fossiles et interpellent les banques qui financent leur exploitation.

En mai dernier, Rachel Heaton et Nataanii Means, tous deux membres de la communauté des Sioux, étaient à Bruxelles pour défendre leurs terres, au moment même où Donald Trump assistait à une réunion de l’Otan dans la capitale de l’Europe. Un hasard ? « Non, c’est plutôt de la malchance, puisqu’il est notre président ! », ironise Nataanii Means, 26 ans, artiste hiphop et cinéaste. Les deux Amérindiens dénoncent le passage non loin de leur territoire d’un gigantesque pipeline susceptible à la moindre fuite de provoquer une catastrophe écologique majeure dont ils seraient les premières victimes.
Le pipeline Dakota Access, long de 1 885 kilomètres, est destiné à évacuer le pétrole de schiste extrait dans les plaines du Dakota vers les grands lacs d’Amérique du Nord. Dans un premier temps, l’ouvrage devait passer non loin de Bismarck, la capitale du Dakota du Nord, avant que le tracé ne soit modifié pour éviter qu’une grande agglomération ne vive sous la menace d’une pollution majeure. L’oléoduc passe désormais en bordure de la réserve de Standing Rock où vivent Nataanii Means et la famille de Rachel Heaton.
« Les concepteurs de l’oléoduc nous ont sacrifiés, s’insurge le jeune artiste. Nous buvons l’eau du Missouri, nous nous en servons pour arroser nos cultures, à la moindre fuite cette eau sera inutilisable. »
En avril 2016, les Sioux de Standing Rock ont installé un campement à Oceti, non loin de leur réserve, en travers du tracé du pipeline, pour en stopper la construction. Aménagé à la va-vite sous l’impulsion de la colère, le campement reçoit très rapidement le soutien du Conseil des tribus, l’organe qui fédère 200 communautés amérindiennes des USA. Des émissaires issus de toutes les communautés viennent alors renforcer les rangs des protestataires. Oceti devient une « zone à défendre » qui reçoit le soutien inattendu de quelques stars d’Hollywood comme Léonardo Di Caprio et d’hommes politiques tels que Bernie Sanders. Et des militants écologistes commencent à affluer du monde entier.
« Au début, nous avions juste deux tipis et quelques tentes, se souvient Nataanii Means. Puis les gens ont commencé à arriver après avoir entendu parler de notre combat sur les réseaux sociaux. Nous avons installé des cantines, de nouvelles tentes. Le soir, nous organisions des cérémonies, on chantait, ce furent des moments très intenses. » Au plus fort de la mobilisation, Oceti a accueilli 10 000 personnes.

Montée des tensions
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=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

Photo : Lucas Zhao

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