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Santé

Tout en mesure

Les systèmes permettant de prendre des mesures de nous-mêmes via son smartphone ou un bracelet électronique – nombre de pas, sommeil, rythme cardiaque, etc. – se répandent un peu partout. Mais ces gadgets ludiques sont-ils si anodins ?


Unfit Bits

L’un a son téléphone collé à la jambe pour mesurer ses pas, l’autre le doigt sur l’écran de son smartphone pour prendre son pouls. La troisième ne quitte pas des yeux sa caméra. Une autre guette l’enregistrement en cours…
La très brève balade de ce vendredi après-midi organisée dans une petite rue en pente de Bruxelles a des airs un peu étranges. Tous les participants plongés dans la collecte de données participent à un atelier organisé par l’artiste féministe Natacha Roussel. Son objectif ? Interroger la multiplication de toutes ces pratiques de mesure de soi : nombre de pas, tension artérielle, rythme cardiaque, heures de sommeil, quantité de cigarettes ou d’alcool, poids, nourriture absorbée...
Des données « santé » collectées en permanence via des bracelets électroniques, des applications sur smartphone, des sites Internet, et qui seront ensuite éventuellement partagées sur les réseaux sociaux.
« Je suis étonnée de voir à quel point les gens utilisent ce genre de systèmes sans vraiment en questionner le sens et le positionnement social », explique l’artiste.
La première question posée porte sur la nature des paramètres mesurés : le nombre de pas (mais pas de coups de pédale par exemple : le bracelet, au poignet, ne les détecte pas…), le nombre de verres d’eau bu durant la journée…
« Ce sont bien souvent des mesures tout à fait dérisoires. Permettent-elles vraiment de tirer des enseignements de grande importance ?, s’interroge Natacha Roussel. Par ailleurs, si l’on récupère ses données, ce qui est à présent possible avec un système comme le bracelet FitBit par exemple (grâce à la mobilisation des consommateurs), il faudrait y consacrer un temps fou pour les rendre utilisables et leur donner un sens. »
Les experts aussi sont dubitatifs. A l’APES-ULg (Appui en promotion et en éducation pour la santé – Université de Liège), Chantal Vandoorne et Gaetan Absil, chercheurs en santé publique, s’inquiètent de « la représentation extrêmement fragmentée du corps » qu’induisent ces relevés de mesures. Car, en matière de santé, c’est souvent l’équilibre entre différents paramètres qui (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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