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Connais-toi toi-même

David Le Breton :
« Marcher permet de renouer avec nos sens »

Sociologue à l’Université de Strasbourg, David Le Breton a exploré toutes les facettes de la randonnée. La marche, dit-il, permet de s’évader du temps, de fraterniser avec l’entourage. Elle réveille nos sens, emballe les imaginations, offre aux corps l’expérience jubilatoire de la mobilité. Entretien avec un adepte de la lenteur.


PEFC Belgium / Sonia Chapelle

Auteur d’Eloge de la marche (Métailié, 2000), puis de Marcher. Eloge des chemins et de la lenteur (Métailié, 2012), et plus récemment de Disparaître de soi. Une tentation contemporaine (Métailié, 2015), David Le Breton, sociologue du corps à l’Université de Strasbourg, fait de la marche une expérience suprême, presque divine. Lente et choisie, la randonnée favorise le ressourcement nécessaire pour « entretenir notre appétit de vivre », dit-il.
Aux « cabossés de l’existence », aux « vaincus du destin », elle offre par ailleurs une rupture avec leurs « ruminations quotidiennes ». Elle les sort de leur condition sociale, les fait « disparaître de soi » pour les entraîner dans un cheminement qui « révélera progressivement les issues possibles à leur douleur, leurs inquiétudes ou leur deuil ».

Qu’est-ce qui vous pousse à faire l’éloge de la marche ?
Auparavant, les gens marchaient parce qu’ils n’avaient pas les moyens d’acheter un vélo. Il y a 20 ans, la marche est devenue récréative, un moyen de prendre ses distances avec la vie quotidienne, de retrouver le goût de vivre. Je fais l’éloge de l’effort de la marche parce qu’il est consenti, fourni à la mesure de ses ressources physiques. Marcher permet de retrouver une relation intime, sensible, avec soi-même, mêlée d’une certaine jubilation offerte par notre liberté retrouvée du mouvement.

Vous estimez que la marche convoque nos cinq sens.
Oui, marcher permet d’échapper à une certaine aseptisation de nos sens. Prenez la vue, en ville, elle est en permanence barrée par des immeubles, des routes, des ouvrages en tous genres. Alors que le marcheur peut contempler des paysages ouverts et s’arrêter à loisir pour examiner les lieux de son choix. La marche sollicite également le goût, quand on cueille des mûres ou des myrtilles et que l’on fait étape dans des fermes-auberges qui proposent souvent des repas délicieux. Le marcheur se frotte également à (...)

=> Lire l’intégralité de cet entretien dans notre magazine.

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