article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3

Apprendre


Du Nord au Sud. Et à l’envers

Prisons inhumaines

Il y a environ 11 millions de détenus à travers le monde, soit 20 % de plus qu’il y a 15 ans. Dans les pays du Sud, en particulier, la situation carcérale est catastrophique et les prisons craquent sous le poids de la surpopulation, de la violence, de la drogue et de la désorganisation des systèmes judiciaires. Avec, çà et là, quelques alternatives originales, entre soutien aux détenus, méditation et assistance juridique.


Logan Abassi/un Minustah

Quatre murs pour seul horizon, le bruit, la promiscuité, la violence, les carences sociales et sanitaires sont le lot quotidien pour 10,35 millions de personnes à travers le monde. Si l’on ajoute les détenus placés en garde à vue dans des commissariats, la population carcérale mondiale grimpe à 11 millions, un chiffre en croissance de 20 % depuis l’an 2000.
D’après le World Prison Brief, qui compile les données mondiales, les prisons n’ont jamais été aussi remplies. « C’est essentiellement le résultat de l’augmentation des détentions préventives et de la répression plus grande des faits liés aux stupéfiants  », constate Eliane Martinez, coordinatrice du réseau international de Prison Insider, une association lyonnaise qui défend la dignité des détenus.
En Asie, le durcissement des législations a fait bondir d’un tiers la population carcérale. « La loi indonésienne a créé 433 nouvelles infractions pénales, liées pour la plupart au trafic de drogue, poursuit la chercheuse. Résultat, entre 2010 et 2016, le nombre de détenus a presque doublé. » La Thaïlande, paradis du tourisme de masse, se révèle également être un enfer carcéral avec un taux d’enfermement record de 4 prisonniers pour 1 000 habitants. Ici, la répression des drogues s’ajoute au tour de vis judiciaire consécutif au coup d’Etat militaire de 2014.
En Amérique latine, le nombre de personnes emprisonnées a doublé depuis le début du siècle. « C’est le résultat de la guerre déclarée à la délinquance, observe Eliane Martinez. En Colombie, la possession d’un kilo de marijuana peut conduire en prison pour cinq ans. »
La chercheuse s’inquiète également de la féminisation de la population carcérale. « Au Brésil, les femmes en prison sont cinq fois plus nombreuses. Bien souvent, ce sont des mères célibataires en recherche d’un revenu qui avaient monté un petit trafic de drogue ou accepté un rôle de “mules”, de convoyeuses de drogue. »
Les femmes sont de plus en plus fréquemment enfermées en dépit des règles des Nations unies (dites règles de Bangkok) concernant le traitement des détenues de mars 2011, qui recommandent expressément de les laisser en liberté. « Confrontées au manque d’hygiène et exposées à la violence, elles sont particulièrement fragilisées par la vie carcérale, dénonce Eliane Martinez. Par ailleurs, leurs enfants souffrent de l’absence de leur mère. L’enfermement de ces femmes est lourd de conséquences pour tout l’entourage. »
Par ailleurs, trois détenus sur dix dans le monde attendent derrière les barreaux qu’un juge les fixe sur leur sort. La détention préventive, qui devrait être exceptionnelle, reste une pratique courante, surtout en Afrique. « Les magistrats refusent de recourir à la liberté provisoire, témoigne Mathilde Schieffert, une avocate française qui pilote un projet d’accès au droit en Guinée. Ils estiment que le contrôle judiciaire n’est pas possible dans un pays où la plupart des gens ne disposent pas d’adresse. Ils craignent que le prévenu disparaisse dans la nature sans se présenter à son procès. »
En République démocratique du Congo, la préventive atteint le taux absurde de 82 % des détentions. « Les gens sont jetés en prison pour de petits délits et sont ensuite tout simplement (...)

=> Lire l’intégralité de ce dossier de 4 pages dans notre magazine.

article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3


Féministes,
le retour de la colère

L’année 2017 a été marquée par un regain de l’activisme féministe. Dans leur (...)

Lire la suite

De quoi l’avenir
sera-t-il fait ?

Économistes ou anciens conseillers du prince, de nombreux essayistes se proposent à intervalles (...)

Lire la suite

Pour une autre politique migratoire européenne

La polémique des migrants soudanais en Belgique illustre les incohérences de la politique (...)

Lire la suite

Des semences
open source
pour libérer les paysans

Des semences de blé et de tomate sont disponibles en libre utilisation depuis le printemps (...)

Lire la suite

Menaces
sur les glaciers

Il y a près de 250 000 glaciers à travers le monde. Du nord au sud, nombre d’entre eux (...)

Lire la suite

Quand les réseaux s’effondrent

Electricité, Internet, écosystèmes… Certains réseaux sont fragiles et s’effondrent (...)

Lire la suite

Le chat sait-il qu’il descend de la souris ?

Nos amis les chats seraient bien étonnés d’apprendre que leurs ancêtres lointains étaient (...)

Lire la suite