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Agriculture

Des semences
open source
pour libérer les paysans

Des semences de blé et de tomate sont disponibles en libre utilisation depuis le printemps dernier. L’initiative vise à créer une lignée de semences résilientes aux changements climatiques et totalement libres de droits.


D.R.

Après les logiciels open source, ces programmes informatiques libres d’accès et de création et mis à la disposition du public par une communauté de programmateurs bénévoles, voici les premières semences open source  : des graines non brevetables, qui peuvent être librement échangées et améliorées entre agriculteurs.
Cette petite révolution vient de Marburg, au centre de l’Allemagne, où Agrecol a lancé, en avril dernier, le projet Open-source seeds (littéralement « semence source ouverte »). Spécialisée dans l’agriculture durable, cette association propose un accès libre à une variété de tomate, le légume le plus populaire au monde, et à une variété de blé, la céréale la plus consommée. « Nous travaillons avec des fermiers, des chercheurs et des associations du droit à l’alimentation, détaille Johannes Kotschi, l’agronome à l’origine du projet. Alors que nous avons démarré au printemps dernier, nous faisons déjà face à une demande importante de semences de tomate tandis que notre blé commence à soulever un certain intérêt. Nous allons étendre notre offre à des semences de pomme de terre et de maïs. »
Agrecol, qui a placé ses semences sous la protection d’une licence de droit allemand, les propose maintenant en accès libre aux paysans et artisans semenciers. Son ambition ? Encourager ces derniers à développer des variétés nouvelles adaptées à leurs besoins et capables de résister aux futurs changements climatiques.
« Les paysans qui produisent leurs propres semences en améliorent sans cesse la qualité, constate effectivement Frédéric Latour du Réseau Semences paysannes. Car les semences, pourvu qu’elles soient suffisamment hétérogènes, se transforment au fil des années, s’adaptent sans cesse au climat et au terroir. Cette diversité génétique favorise la résilience et se gagne en cultivant chaque année ses semences. »
Si Agrecol rencontre le succès escompté, sa tomate et son blé vont inévitablement se transformer jusqu’à présenter des caractères très différents. Ces transformations seront encore accélérées si des opérateurs croisent les semences Agrecol avec d’autres variétés.
L’astuce du projet, ce qui lui permet de se proclamer open source, est que ces nouvelles variétés, bien qu’inexistantes à ce jour, seront également couvertes par (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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