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Agir


Une femme, une cause

Jeanne Devos :
Briser les chaînes de l’esclavage domestique

Depuis plus de 50 ans, Jeanne Devos lutte pour l’affranchissement de millions de travailleuses domestiques indiennes réduites en esclavage derrière les portes closes des foyers qui les emploient. Au cours de sa longue carrière dans l’humanitaire, cette orthopédiste flamande a arpenté les rues chaotiques des bidonvilles de Bombay, tout autant que les couloirs feutrés de l’Organisation internationale du travail à Genève.

A 82 ans, elle regarde encore la vie avec les yeux ronds de la gourmandise. Elle se raconte volontiers aux visiteurs, dit ses colères, énumère ses espoirs. Avec des mots drapés d’humilité, bien sûr, sinon ce serait péché d’orgueil. Le destin de Jeanne Devos, née en 1935 à Kortenaken, dans l’est du Brabant flamand, dans une famille d’agriculteurs de neuf enfants, s’annonçait rectiligne.
Jeune diplômée en orthophonie d’Utrecht, elle rejoint les sœurs missionnaires et part travailler dans un institut pour sourds en Inde. Elle répond ainsi à ses vœux d’offrir soins et attention aux enfants handicapés et à sa volonté de s’installer dans le pays de ses deux passions, le yoga et la méditation. Mais voilà, l’Inde est également le pays de l’injustice des castes et un épicentre de violences religieuses et ethniques.
En 1971, 10 millions de réfugiés fuient la sanglante guerre d’indépendance qui secoue le Bangladesh. La jeune femme offre alors ses services à l’un des camps d’accueil installés à la frontière indienne. Cette expérience se révélera initiatique. « Dans ces camps de miséreux, dit-elle, j’ai pris conscience que les catastrophes, qu’elles soient naturelles ou de la main de l’homme, frappent toujours les plus pauvres et les plus fragiles. »
L’orthophoniste flamande s’initie au travail social, elle apprend à décoder les causes de la misère, à identifier les victimes et commence à ébaucher des réponses. « Il y a trois groupes particulièrement marginalisés, poursuit-elle, les travailleuses domestiques, les travailleuses du sexe et les personnes réduites en servitude pour dette. La servitude pour dette frappe les familles étranglées par un crédit, il faut donc travailler essentiellement en amont, avant qu’elles ne s’endettent. Les travailleuses du sexe sont également exploitées et particulièrement isolées, car bannies par leur famille. Ici aussi, il faut travailler en amont avant qu’elles ne basculent dans cette activité. De nombreuses associations encadrent d’ailleurs ces deux groupes. Par contre, les travailleuses domestiques sont totalement abandonnées à leur sort. Cloîtrées derrière les portes des foyers, elles affrontent seules (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

Photo : Sabine Schrader

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