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Agir


Slow watt

En finir avec le diesel,
mais pas seulement

Deux ans après l’éclatement du scandale du Dieselgate, les déclarations politiques promettant un bannissement du diesel – en 2030 en Wallonie, progressivement à Anvers ou Paris et bientôt Bruxelles – se multiplient. Un réveil bien tardif, et certainement insuffisant...

« Cela fait 20 ans que le diesel est décrié par les environnementalistes, rappelle Pierre Courbe, chargé de mission mobilité au sein d’Inter-Environnement Wallonie. Et ce n’est que maintenant, après le Dieselgate, que les politiques prennent conscience qu’il faut faire quelque chose. Mais l’évolution technologique est très rapide, et en réalité le retard s’accumule avec le temps nécessaire aux études scientifiques et celui dont nos décideurs ont besoin pour avancer. Ce sont des mesures qui auraient dû être prises il y a 20 ans qui sont annoncées à présent. »

Europe terre d’accueil...
du diesel

L’Europe est une terre incroyablement accueillante pour les véhicules diesel. Comme le calcule le dernier rapport de la Fédération européenne Transport and Environnement (T&E), Diesel, the true (dirty) story www.transportenvironment.org (« La vraie (sale) histoire du diesel ») – 70 % des voitures et utilitaires diesels dans le monde sont vendus sur notre continent. Aux Etats-Unis, ils ne représentent que 1 % des ventes, 2 % en Chine... Réglementation favorable et taxes faibles ont créé une « bulle » : la moitié des nouveaux véhicules vendus dans l’UE sont des diesels.
« En Belgique, ce carburant a été défiscalisé dans les années 50-60, poursuit Pierre Courbe. Il était consommé par les utilitaires et les taxis, qui avaient besoin de véhicules robustes, et l’Etat voulait alors aider les professionnels. »
Mais le prix intéressant en a répandu l’usage chez les particuliers, qui se sont vu proposer des voitures de plus en plus performantes.
Ces dernières années, un argument supplémentaire est avancé : les véhicules diesels sont bons pour la planète, moins émetteurs de CO2. Or, toujours selon la récente étude de T&E, cette réputation est fausse : comparée à son équivalent essence, une voiture diesel moyenne produira plus de trois tonnes de CO2 supplémentaires au cours de son existence. Les diesels sont par ailleurs, et cela a été largement démontré, des émetteurs d’oxydes d’azote et de particules fines, catastrophiques pour la santé.
Malheureusement, s’ils sont les plus médiatisés, ils ne sont pas les seuls : les moteurs essence à injection directe, de plus en plus proposés aujourd’hui (car ils réduisent la consommation) sont eux aussi de gros émetteurs de (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

Photo : Brussel’air - Patricia Grobben

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