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Avec ou sans steak

La viande
fait-elle l’homme

Pourquoi mangeons-nous de la viande ? Est-ce vital pour l’homme ? Comment est-elle produite ? Dans quelles conditions sont élevés et abattus les animaux que l’on mange ? Quelle est l’empreinte écologique de cette société carnivore ? Comment expliquer le succès grandissant du courant vegan ? Durant plusieurs numéros, Imagine vous propose une série intitulée « Avec ou sans steak ». Et un premier épisode qui nous entraîne dans les profondeurs de notre longue histoire alimentaire, entre charognage, chasse et traditions.

« Nos ancêtres les primates étaient omnivores, et ce depuis très longtemps déjà, précise d’emblée Laurence Cammaert, archéologue, chargée de ce qui concerne la préhistoire et l’évolution de l’homme au sein de l’Association pour la diffusion de l’information archéologique. Il n’y a donc pas eu de changement radical à un moment ou un autre. Leurs dents permettaient à la fois d’arracher de la viande ou de consommer des végétaux quelquefois très durs. Ils mangeaient des larves aussi, ainsi que de petites proies. »
Nos lointains cousins étaient donc clairement des omnivores, il n’y a aucun doute là-dessus. Mais si dans l’imaginaire collectif, l’homme préhistorique est nécessairement perçu avec un os entre les dents, l’importance de cette alimentation carnée reste encore sujette à débat au sein de la communauté scientifique. Au départ, les hominidés sont des charognards. Ils récupèrent les cadavres d’animaux morts, soit naturellement, soit tués par un carnivore. Ce charognage peut être passif, mais aussi actif : « Un groupe peut harceler un animal chasseur pour dérober sa proie, explique Pierre Leclercq, historien de l’alimentation, ce qui nécessite une stratégie, et fait peut-être évoluer ses rapports cognitifs. »
Même charognard, il faut pouvoir découper les bêtes, or sa dentition n’est pas celle d’un carnivore. Les Homo habilis et rudolfensis (2,5 millions d’années) vont développer des outils tranchants pour pallier ce défaut.
Est-ce alors la consommation de la viande qui provoque le développement de son cerveau ? Grâce à l’apport de protéines animales ? Mais alors pourquoi n’est-ce pas le cas chez d’autres carnivores ? « Est-ce que ce ne serait pas plutôt la cuisson des aliments, préparant la digestion, qui aurait permis à l’énergie auparavant consacrée à cette dernière de se reporter sur le cerveau ? » se demande l’historien.
Par ailleurs, l’alimentation carnée est loin d’être aussi massive que nous le donnent à croire les images d’Epinal. « L’Homo habilis consomme à 90 % des végétaux, notamment des racines et des tubercules, très énergétiques. Neandertal sera le premier grand chasseur, mais on est là à 300 000 ans. Pour lui et puis sapiens, l’homme de Cro Magnon, on estime que le rapport est monté à 35 % de viande et 65 % de végétaux. »
Le fait que seule la consommation d’animaux relativement importants ait laissé des vestiges a pu aussi longtemps introduire un biais du côté des scientifiques, donnant une importance peut-être exagérée à la viande. (...)

=> Lire l’intégralité de ce dossier de 6 pages dans notre magazine.

Photo : Musei di Strada Nueva Genoa

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